(Montréal) Deux syndicats affiliés à la FTQ dans le secteur de la santé et des services sociaux ont signé une nouvelle convention collective pour un peu plus de 50 000 membres.

La Presse Canadienne

Le Syndicat québécois des employés de service (SQEES) a affirmé jeudi que ses membres étaient « impatients de bénéficier des avantages qui ont été négociés […] après dix-neuf mois sans convention collective ».

Des augmentations salariales de 2 % par année sont prévues dans le contrat en vigueur du 1er avril 2020 au 31 mars 2023.

Le SQEES-FTQ, qui représente 25 000 membres un peu partout au Québec, souligne aussi différentes primes et un rehaussement des salaires pour les personnes préposées aux bénéficiaires et les auxiliaires aux services de santé et sociaux.

Lucie Thériault, secrétaire générale du syndicat, a dit être fière que les équipes « aient pu imposer une bonification de la structure salariale pour les plus bas salariés qui s’ajoute aux augmentations salariales ».

De son côté, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le plus grand syndicat affilié à la FTQ, a signé une nouvelle convention collective pour près de 26 000 de ses membres dans le réseau de la santé et des services sociaux du Québec.

L’entente, qui avait été entérinée par les membres à la fin juin, compte aussi des augmentations salariales de 2 % par année.

Le syndicat a souligné une nouvelle structure salariale à la troisième année de la convention pour « amorcer un rattrapage salarial significatif pour les plus bas salariés ».

« Nous mettons enfin la touche finale à une négociation marquante qui a amorcé un virage majeur dans le réseau. Le gouvernement du Québec commence à comprendre qu’avec les répercussions de la pandémie, il n’avait pas le choix de corriger sérieusement les effets des années de compressions et de fusions », a affirmé par communiqué Maxime Ste-Marie, président du Conseil provincial des affaires sociales (CPASSCFP).

Il a parlé de gains considérables, les « meilleurs des vingt dernières années ».

« Mais ce n’est vraiment qu’un début. Le réseau est encore très mal en point et il y aura beaucoup d’autres correctifs à apporter pour que les conditions de travail soient enfin bonnes et que l’ensemble des postes soient attractifs », a ajouté M. Ste-Marie.