(Montréal) Contrairement à la situation dans l’ouest du pays, le déconfinement et la reprise des chirurgies n’ont pas entraîné une augmentation de la demande de sang dans les hôpitaux du Québec.

Michel Saba La Presse Canadienne

La demande et la distribution de sang sont « stables et normales » au Québec cet été, a indiqué Élodie Minguet-Mei, une porte-parole d’Héma-Québec, en entrevue avec La Presse Canadienne.

L’organisme a déployé au cours des derniers mois « des efforts supplémentaires » en matière de recrutement et de fidélisation des donneurs pour assurer un niveau suffisant de la réserve collective de sang durant la période estivale alors qu’il anticipait que la baisse annuelle des dons en raison des vacances soit « particulièrement » marquée cette année avec le déconfinement.

Héma-Québec assure disposer d’une « certaine marge de manœuvre » afin de répondre à « une demande qui va augmenter » en raison de la reprise des chirurgies.

L’organisme, qui compte plus de 180 000 donneurs de sang annuellement, rappelle que des dons réguliers sont essentiels puisque les produits sanguins ont une durée de vie limitée. Les globules rouges, par exemple, peuvent se conserver pendant 42 jours.

Ailleurs au Canada, le retour a un été presque normal et la levée des mesures sanitaires – notamment en Alberta, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique – ont mis de la pression sur les réserves de la Société canadienne du sang.

« Vous pouvez imaginer qu’ils [les hôpitaux] essaient de rattraper certains retards, certaines de ces chirurgies qui ont été retardées pendant la pandémie. Ils essaient de s’approvisionner [et] les produits sanguins deviennent de plus en plus présente demande », a déclaré Tracy Smith, la directrice des relations avec les donateurs pour les Prairies et des Territoires du Nord-Ouest.

Mme Smith n’était pas en mesure de préciser à quel point la demande de sang a augmenté au cours des six dernières semaines, mais elle a mentionné que le besoin était évident pour du sang de type O négatif, le groupe sanguin universel utilisé principalement dans les salles d’urgence.

« Nous avons à peine plus de quatre jours de réserves et parfois elles diminuent entre trois et 3 1/2, a-t-elle déclaré. Ça vous donne une indication de l’augmentation de la demande que nous avons constatée. »

Comme au Québec, les besoins en produits sanguins ont considérablement diminué durant les premiers mois de la pandémie, alors que les voyages et les chirurgies, à l’exception des plus critiques, ont été brusquement arrêtés.

Au même moment, Héma-Québec et la Société canadienne du sang ont adopté des mesures supplémentaires au processus de don de sang, y compris la prise de rendez-vous obligatoire afin d’assurer une distanciation physique.

Avec des informations de Bill Graveland à Calgary