(Montréal) Les négociations pour le renouvellement des conventions collectives sont sur la glace jusqu’à la mi-juillet à l’APTS, à la suite des récents développements.

Lia Lévesque La Presse Canadienne

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) avait reçu une « proposition de règlement » du gouvernement du Québec, comme d’autres organisations syndicales, ces dernières semaines. Mais après l’avoir étudiée, le comité de négociation national en a recommandé le rejet, vendredi dernier.

Le dossier n’est toutefois pas clos. Et les négociations avec le gouvernement du Québec ne reprendront pas tout de suite non plus.

Le conseil général de l’APTS doit se réunir les 13 et 14 juillet pour décider de la suite des choses. Il pourrait décider de soumettre tout de même la proposition de règlement au vote des 60 000 membres de l’APTS ou décider de ne pas la soumettre, vu la recommandation de rejet reçue.

L’APTS représente 60 000 membres dans l’ensemble des établissements de santé et les centres jeunesse. Il s’agit de techniciennes en laboratoire, en imagerie médicale, de nutritionnistes, de psychologues, de travailleuses sociales et autres.

L’APTS est l’une des dernières organisations syndicales du secteur public à n’avoir toujours pas d’entente de principe en poche.

Ses membres avaient déjà exercé une partie de leur mandat de 10 jours de grève, les 7 et 8 juin, ainsi que les 21 et 22 juin. Le conseil général, qui se réunira les 13 et 14 juillet, pourrait même décider d’exercer encore d’autres jours de grève.

Robert Comeau, président par intérim de l’APTS, a convenu que la proposition de règlement « comprend des gains, certes, mais elle ne comble pas les besoins au niveau du réseau de santé et de services sociaux ». Il estime que cette proposition de règlement « ne résoudra pas la question du manque de personnel, notamment en protection de la jeunesse, qui est pourtant une priorité gouvernementale ».

L’APTS revendique notamment de meilleures primes pour attirer et maintenir les intervenantes dans les centres jeunesse, ainsi que des congés mobiles. Elle demande aussi des primes COVID pour les technologistes qui travaillent à l’analyse dans les laboratoires et en imagerie médicale.