(Montréal) La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a annoncé mardi soir être parvenu à s’entendre sur un règlement global avec le gouvernement Legault, qui inclut autant l’enjeu des salaires que les conditions de travail.

Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

« Les déléguées de la FIQ et de la FIQP viennent d’entériner une entente de principe globale avec le gouvernement. Maintenant, les déléguées sont prêtes à aller de l’avant afin de la présenter aux membres », s’est en effet réjoui l’organisme sur son compte Twitter, à l’issue d’un conseil national virtuel qui se tenait durant la soirée de mardi.

Au Québec, la FIQ représente 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes, ce qui compose la grande majorité des professionnelles en soins au Québec. Cette fois, l’entente inclut non seulement les conditions de travail, comme la création de postes et les heures supplémentaires, mais aussi les salaires et les disparités régionales, a pu confirmer La Presse.

Il reste toutefois des étapes à franchir. Maintenant que les déléguées l’ont entérinée, la proposition d’entente globale devra être soumise aux membres, qui auront à se prononcer au cours des prochaines semaines.

La semaine dernière, en se disant « exaspérées de ne pas être entendues ni prises au sérieux par le gouvernement », les professionnelles en soins de la FIQ avaient tenu un rassemblement devant l’Assemblée nationale. « Elles en ont assez que leurs professions ne soient pas davantage valorisées ni payées à la hauteur de leur expertise de pointe et de leur niveau de responsabilité professionnelle. Elles en ont plus qu’assez de l’omerta qui les empêchent de dénoncer des pratiques non sécuritaires pour leurs patients. Elles réclament des interventions immédiates pour que cesse la dangereuse pratique du temps supplémentaire obligatoire », avait alors martelé la présidente du groupe, Nancy Bédard, dans un communiqué.

Sur Twitter, la présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, a dit se réjouir de la conclusion de cette entente, en soulignant au passage l’implication du ministre de la Santé, Christian Dubé, dans ce dossier. « Regardons vers l’avant et travaillons ensemble à la modernisation de notre réseau, au bénéfice de la population », a indiqué Mme LeBel.

De son côté, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), qui regroupe 60 000 membres du secteur public, a salué cette nouvelle entente en demandant toutefois des comptes aux autorités.

« Maintenant, le gouvernement doit répondre à nos demandes, notamment pour les centres jeunesse. Autrement, nos 60 000 membres seront en grève les 21-22 juin », a indiqué en ce sens l’association.

Avec La Presse Canadienne