(Québec) Québec a congédié le PDG du CISSS de la Montérégie-Ouest, Yves Masse, dont la gestion était fortement contestée.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Lors de sa réunion hebdomadaire mercredi, le conseil des ministres du gouvernement Legault a nommé une ancienne sous-ministre, Lise Verreault, comme PDG par intérim. Elle remplace « dès maintenant » M. Masse, a signifié le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, par voie de communiqué. Ce dernier salue M. Masse « pour sa contribution à l’établissement au cours des dernières, notamment dans le cadre du projet de nouvel hôpital de Vaudreuil ». L’ex-PDG n’est toutefois pas replacé ailleurs dans l’administration.

Il y avait des « enjeux de gestion » avec M. Masse, souligne-t-on à Québec dans le langage javellisé de la fonction publique. Des renforts avaient été envoyés au cours de la pandémie pour pallier les lacunes.

Mais surtout, une crise interne secouait le CISSS de la Montérégie-Ouest depuis plusieurs semaines. La Presse écrivait le 9 mars que le personnel soignant du CISSS dénonce un cafouillage administratif et des conditions périlleuses, qui se répercutent sur la qualité des soins aux patients.

Le Soleil de Châteauguay a rapporté ce mois-ci des appels à la mise sous tutelle du CISSS et un bris de confiance des médecins envers Yves Masse, qui est devenu PDG en 2015 après avoir été notamment directeur général du CSSS Dorval-Lachine-LaSalle.

Or mercredi matin, quelques heures à peine avant la décision du gouvernement Legault, un texte rapportait des propos du président du conseil d’administration du CISSS, Claude Jolin, qui réitérait sa confiance en M. Masse et soutenait que le PDG « a toute la légitimité de poursuivre son mandat ». L’histoire a rapidement pris une autre tournure.