L’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel de Montréal, qui compte sept cas actifs de COVID-19 au sein de son personnel, appelle ses employés à respecter les consignes sanitaires pour « freiner la propagation qui sévit actuellement dans l’établissement ».

Henri Ouellette-Vézina Henri Ouellette-Vézina
La Presse

« La transmission communautaire est très importante et touche actuellement le personnel. Bien que la grande majorité du personnel se conforme aux mesures (et je les en remercie), malheureusement, les enquêtes épidémiologiques révèlent que certains employés ont présenté des comportements à risque », écrit la directrice de l’Institut, Manon Boily, dans un avis interne publié vendredi, que La Presse a obtenu.

On y apprend notamment que dès le 21 octobre, des gestionnaires seront postés à l’entrée principale du bâtiment à différents moments de la journée, « afin d’encourager le respect des mesures » comme la distanciation sociale, le port du masque, le lavage des mains et le remplissage de questionnaires de triage.

Nous vivons une situation exceptionnelle et, plus que jamais, nous avons besoin de votre entière collaboration.

Manon Boily, DG de l’Institut Philippe-Pinel

Deux patients de l’unité H2 avaient été diagnostiqués positifs ce printemps, mais sont maintenant rétablis. Cinq unités – A1, B1, F1, F2 et H2 – ont toutefois été « mises en isolement préventif », car elles sont considérées « comme une zone tiède ». Chez le personnel, 16 travailleurs de l’Institut qui avaient été atteints de la COVID-19 sont maintenant rétablis. Sept d’entre eux combattent toutefois le virus actuellement.

À un « point critique »

Dans sa note, Mme Boily reconnaît aussi que son établissement « est à un point critique, en termes de main-d’œuvre ». La situation « devrait pouvoir se stabiliser à nouveau », mais seulement si l’ensemble des employés se conforment aux directives, martèle-t-elle. La cadre dit par ailleurs remercier celles et ceux « qui ont accepté de prêter main forte ce week-end afin d’éviter des bris de service ».

Interpellée par La Presse, une porte-parole de l’Institut Pinel, Marylou Bossé, ajoute que « tout comme les autres établissements de la santé, la pénurie de la main-d’œuvre ainsi que la pandémie ont un impact direct sur la disponibilité du personnel ». « Nos communications nous permettent de sensibiliser nos employés à l’importance d’adopter des comportements sécuritaires », ajoute-t-elle. Néanmoins, la situation serait « sous contrôle ». « Nous avons le personnel requis pour maintenir notre offre de soins », assure Mme Bossé.

La plupart des employés déclarés positifs ont contracté le virus « dans la communauté », conclut la relationniste, en précisant que toutes les mesures appropriées ont été mises en place, « dont le retrait des travailleurs qui ont été en contact étroit avec les employés positifs ».

Avec l’arrivée de la deuxième vague, la direction affirme avoir mis des mesures en place pour « diminuer les risques », dont la mise sur pied d’une clinique de dépistage en continu, l’installation de toiles de protection dans les bureaux partagés ou encore la révision des horaires de travail, afin de diminuer l’achalandage.