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Commotions cérébrales: d'ex-joueurs de la LNH testeront le pot médical

Échantillon de cannabidiol soluble dans l'eau. Une centaine de... (PHOTO STEFAN WERMUTH, ARCHIVES BLOOMBERG)

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Échantillon de cannabidiol soluble dans l'eau. Une centaine de joueurs retraités de la Ligue nationale de hockey souffrant de problèmes neurologiques liés à des commotions cérébrales vont tester l'efficacité du cannabis pour traiter leurs symptômes à long terme.

PHOTO STEFAN WERMUTH, ARCHIVES BLOOMBERG

Une centaine de joueurs retraités de la Ligue nationale de hockey souffrant de problèmes neurologiques liés à des commotions cérébrales vont tester l'efficacité du cannabis pour traiter leurs symptômes à long terme.

Financée par le producteur de cannabis Canopy Growth avec la collaboration de l'Association des joueurs retraités de la LNH, l'étude clinique se penchera plus particulièrement sur l'efficacité du cannabidiol, ou CBD, la molécule non euphorisante du cannabis prisée pour ses vertus anxiolytiques et anti-inflammatoires. 

De plus en plus utilisé par les athlètes, le CBD a été retiré, il y a un an, de la liste des substances interdites de l'Agence mondiale antidopage, qui estime qu'il « n'exerce aucune activité psychoactive ». Les sportifs de haut niveau s'en servent surtout pour combattre l'inflammation et les douleurs liées aux entraînements. Les grandes ligues sportives professionnelles - particulièrement la Ligue nationale de football - restent toutefois réfractaires à son utilisation par les athlètes.

« Le cannabis est très utilisé dans la LNH, pour toutes sortes de raisons. Les joueurs l'utilisent pour son côté anti-inflammatoire, pour améliorer le sommeil, pour la gestion du stress », affirme l'ex-dur à cuire des Flyers Riley Cote, lui-même partenaire d'une entreprise de cannabis américaine au nom sarcastique de BodyChek Wellness. 

« J'ai découvert le CBD pour traiter les symptômes à long terme liés au nombre de coups que j'ai eus à la tête dans les 250 combats que j'ai faits en jouant au hockey. »

- Riley Cote, ancien joueur des Flyers de Philadelphie

« J'ai vu plein de joueurs comme moi qui sont tombés dans l'alcool pour se soigner. Pour moi, il n'y a aucun doute que le cannabis est plus sécuritaire à tous les égards », ajoute l'ancien ailier gauche, qui a joué huit saisons dans la LNH. 

Les limites du CBD

L'étude clinique menée auprès des anciens hockeyeurs visera notamment à déterminer si le CBD peut atténuer les symptômes de dépression et de démence évolutive souvent associée aux commotions cérébrales répétitives.

Mais pour le neuropsychologue Dave Ellemberg, spécialiste des commotions cérébrales à l'Université de Montréal, l'utilisation de la marijuana pour soigner ces blessures est une mauvaise idée. 

« Si, dans les jours suivant la commotion, on assomme les symptômes de douleur avec du cannabis ou n'importe quel autre anti-inflammatoire, on fait perdre les signaux précieux qui dictent à la victime de se reposer. »

- Dave Ellemberg, neuropsychologue et professeur à l'Université de Montréal

« Pour de 70 à 80 % des gens, les symptômes partent après de deux à quatre semaines. Mais pour ceux qui restent avec des symptômes, une des causes est le fait de revenir trop rapidement à l'effort, alors qu'il est primordial de se reposer », explique le spécialiste. 

M. Ellemberg prône plutôt une prise en charge multidisciplinaire utilisant la kinésiologie, la physiothérapie et la neuropsychologie. « Le CBD, ça ne guérit pas, ça ne soigne pas. Ça ne fait que geler les symptômes », dit-il. 

Convaincu du contraire, le matamore Riley Cote croit que l'annonce du partenariat entre Canopy Growth et l'Association des joueurs retraités de la LNH témoigne d'un changement d'attitude dans l'univers sportif à l'égard du cannabis. « La LNH est une ligue commanditée par l'alcool. Elle est dirigée par une plus vieille génération, qui prend peu à peu conscience qu'elle fait abondamment la promotion d'une substance qui est aussi responsable de nombreux problèmes de santé », dit-il. 

« Si j'étais un de ces dirigeants, c'est clair que je choisirais le cannabis, bien avant les relaxants musculaires et les pilules pour dormir », ajoute l'ex-hockeyeur.




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