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L'organisme Fillactive prend de l'expansion

L'organisme Fillactive a réuni 4000 filles au parc Maisonneuve,... (IVANOH DEMERS, archives LA PRESSE)

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L'organisme Fillactive a réuni 4000 filles au parc Maisonneuve, à Montréal, en mai 2018.

IVANOH DEMERS, archives LA PRESSE

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La Presse Canadienne
Montréal

L'organisme Fillactive, qui cherche à dissuader les filles d'abandonner le sport à l'adolescence, prend de l'expansion.

Au terme d'une campagne de financement d'un an qui lui a permis d'amasser 11 millions, l'organisme a maintenant les reins assez solides pour s'implanter dans de nouvelles provinces.

La présidente fondatrice de Fillactive, Claudine Labelle, se réjouit de voir son projet arrivé « à maturité ».

Son expertise a été sollicitée en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse et en Alberta, où de 5 à 10 écoles s'ajouteront cette année aux 280 établissements déjà mobilisés au Québec et en Ontario.

Des athlètes olympiques prendront part à la tournée d'introduction dans ces nouvelles écoles participantes, notamment pour répondre à ce que Claudine Labelle décrit comme un « manque de modèles » actifs pour les jeunes filles.

De 12 à 17 ans, celles-ci perdent confiance en elles-mêmes et en leurs habiletés motrices, déplore-t-elle. Selon Fillactive, 9 filles sur 10 ne pas répondent pas aux normes canadiennes en matière d'activité physique au terme de leur parcours à l'école secondaire.

Claudine Labelle raconte avoir elle-même « complètement décroché » lors de cette période de sa vie, malgré avoir « eu la piqûre de l'activité physique en bas âge ».

Aujourd'hui, elle se donne pour objectif non pas de former des médaillées olympiques, mais bien des filles qui prendront plaisir à bouger pour le reste de leurs jours.

Pour ce faire, elle mise sur les adolescentes qui aiment le sport afin de provoquer un certain engouement dans le cadre de la mise en place d'un programme d'entraînement d'une durée de 8 à 10 semaines.

Ce programme, orchestré en partenariat avec les milieux scolaires, peut être personnalisé par les enseignants, dans un esprit de camaraderie et non de compétition, et culmine par un parcours festif de 5 à 10 kilomètres.

« Il n'y a pas de chronométrage, il n'y a pas de classement. On amène les filles à s'encourager entre elles, fait valoir Claudine Labelle. Ce type d'événement va bien au-delà du fait de bouger. »




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