Le Commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois, estime qu'en abolissant son poste, le gouvernement « se prive d'un regard critique et neutre pour éclairer la prise de décisions » du réseau de la santé et commet une « erreur du point de vue d'une gouvernance qui se veut moderne et transparente ».

Publié le 21 mars 2016
Ariane Lacoursière LA PRESSE

Dans un communiqué publié ce matin, le Commissaire Salois dénonce à mots couverts la disparition de son poste, « une institution indépendante qui évalue la performance du système de santé et de services sociaux ».

Lors du budget annoncé jeudi dernier, le gouvernement a annoncé la cessation des activités du Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE). La mission sera confiée au ministère de la Santé et à l'Institut national d'excellence en santé et services sociaux (INESSS).

Dans son communiqué, le commissaire Salois affirme être « un acteur indépendant des lobbys, du ministre et du ministère de la Santé et des Services sociaux, des différentes personnes qui oeuvrent au sein du réseau et des intérêts qui y gravitent ».

En dix ans d'existence, le CSBE, dont le budget annuel s'élève à 2,5 millions de dollars, a émis plus d'une trentaine de rapports sur le réseau de la santé, dont une étude sur la performance des urgences du Québec et un mémoire sur l'accès aux services de procréation assistée. 

«Pour évaluer la performance d'un secteur qui accapare la plus grande part des dépenses du gouvernement du Québec et pour informer les citoyens des résultats atteints, il s'agit là d'un bien modeste investissement », note le Commissaire dans son communiqué.