L'ambiance était bon enfant, dimanche, quand près de 150 personnes se sont rassemblées devant l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal pour exiger de meilleures conditions de travail pour les sages-femmes.

Marie-Michèle Sioui LA PRESSE

Entre les chansons et les poussettes, les professionnelles de la santé ont surtout parlé de la rémunération pendant les tours de garde. Les sagesfemmes reçoivent actuellement 1$ de l'heure pour une garde de huit heures, une somme que le gouvernement propose de faire passer à 1,27$. Les spécialistes de l'accouchement naturel réclament plutôt l'équivalent d'une heure de salaire pour cette période pendant laquelle elles demeurent disponibles pour leurs clientes.

«Notre modèle de travail est basé sur la continuité des services, et c'est important de le reconnaître en modifiant la rémunération», a déclaré Claudia Faille, présidente du Regroupement des sages-femmes du Québec, affilié à la Confédération des syndicats nationaux. L'entente entre les sages-femmes et le gouvernement est échue depuis 2005. «On a ensuite subi le décret qui a empêché les employés du public de renégocier avant 2010», s'est désolée Claudia Faille.Un renouvellement de l'entente a été déposé par la partie syndicale en 2011, et les négociations sont au beau fixe depuis.