Les visites aux urgences sont risquées pour les personnes âgées qui résident dans un CHSLD. Elles sont trois fois plus à risque de souffrir d'une infection respiratoire ou gastro-intestinale dans la semaine qui suit leur visite à l'hôpital, démontre une étude pilotée par le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), et dont les résultats viennent d'être publiés dans le Journal de l'Association médicale canadienne.

Mis à jour le 24 janv. 2012
Sara Champagne LA PRESSE

Aux fins de cette étude, 1200 personnes de 65 ans et plus vivant dans 22 CHSLD de Montréal, Québec, Rivière-du-Loup et Toronto ont été suivies durant deux ans. De ce nombre, 424 personnes ont dû se rendre aux urgences pour traiter autre chose qu'une infection respiratoire ou gastro-intestinale. En les comparant avec celles qui n'étaient pas allées aux urgences, les chercheurs ont découvert les risques associés pour les personnes âgées.

Une étude chez les enfants

L'auteure principale de l'étude, la Dre Caroline Quach, aussi pédiatre à l'Hôpital de Montréal pour enfants (CUSM), explique qu'une étude similaire avait déjà été menée chez les enfants dans la foulée de la pandémie de grippe A (H1N1). Mais contrairement à ce que croyaient les chercheurs, l'étude avait démontré que, chez les enfants, une visite à l'hôpital n'avait pas d'incidence sur le nombre d'infections respiratoires ou de gastro-entérites.

«C'est tout à fait différent pour les personnes âgées, explique la Dre Quach. Cette étude démontre l'importance d'améliorer la prévention des infections dans les hôpitaux, notamment par le lavage des mains. Ça démontre aussi l'importance de l'aménagement de chambres individuelles dans les établissements. Quant aux CHSLD, il est clair qu'ils doivent prendre des précautions quand une personne revient des urgences. Il reste à définir comment.»