François Legault a brandi mardi le spectre d'une décote du Québec si le gouvernement péquiste remet à plus tard le retour à l'équilibre budgétaire.

Martin Ouellet LA PRESSE CANADIENNE

De l'avis du chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), la première ministre Pauline Marois a grandement miné sa crédibilité en ouvrant elle-même la porte, la semaine dernière devant un groupe de gens d'affaires, à un report du déficit zéro au-delà de l'horizon 2013-2014.

Aux prises avec l'une des pires cotes de crédit parmi les provinces du Canada (Aa2, de la firme Moody's), le Québec n'a pas les moyens de se permettre une décote, a soulevé M. Legault, en point de presse, avant la réunion du caucus de son parti.

De son côté, le chef parlementaire libéral, Jean-Marc Fournier, a mis sur le compte de «l'indécision» du gouvernement Marois et de sa culture des «moratoires» la chute des revenus de l'État qui met en péril le retour à l'équilibre budgétaire.

Malgré les embûches, la première ministre a une nouvelle fois assuré qu'elle gardait le cap sur le déficit zéro en 2013-2014 grâce entre autres aux réserves inscrites au budget.