«Il est sage pour un gouvernement de se mettre à l'écoute de la population» et de «corriger le tir lorsque c'est nécessaire», affirme Pauline Marois pour expliquer les reculs et les promesses non tenues de son gouvernement depuis le début de son mandat.

Tommy Chouinard LA PRESSE

En conférence de presse pour dresser le bilan de la session parlementaire qui a pris fin vendredi, la première ministre a répliqué aux critiques en disant que son gouvernement avait «avancé beaucoup» et fait des «gestes majeurs et importants» en trois mois. Elle a cité par exemple la loi sur l'intégrité dans les contrats publics et celle sur le financement des partis politiques. Des 15 lois qui ont été présentées, 9 ont été adoptées, a-t-elle souligné. Elle a blâmé l'opposition pour avoir bloqué la loi visant à destituer un maire accusé au criminel.

Elle a reconnu que certaines de ses promesses avaient soulevé une opposition très importante. Elle a dû renoncer à l'application de la Charte de la langue française aux cégeps et à l'abolition de la taxe santé, devenue progressive.

«Je crois qu'il est sage pour un gouvernement de se mettre à l'écoute de la population. Ce n'est pas seulement vrai pour un gouvernement minoritaire, ça devrait être vrai tout le temps qu'un gouvernement puisse écouter la population et corriger le tir lorsque c'est nécessaire», a-t-elle dit.

Et à l'avenir, «s'il y a des ajustements à faire, je vous annonce à l'avance que j'en ferai. Nous ne laisserons pas les choses se détériorer et s'envenimer» comme le gouvernement précédent, a-t-elle ajouté, en allusion notamment au conflit étudiant.

Pauline Marois estime que son gouvernement a mis de l'ordre dans les finances publiques. Il a présenté un budget «responsable» et proposé «un contrôle rigoureux des dépenses», selon elle.