L'ancien premier ministre Landry n'aurait pas porté le symbole de la grève étudiante s'il avait été chef du PQ en 2012, a-t-il affirmé cet après-midi au défilé de la Saint-Jean-Baptiste.

Mis à jour le 24 juin 2012
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

L'ancien premier ministre Landry n'aurait pas porté le symbole de la grève étudiante s'il avait été chef du PQ en 2012, a-t-il affirmé cet après-midi au défilé de la Saint-Jean-Baptiste.

Refusant de critiquer directement sa successeure, Pauline Marois, il a tout de même suggéré que le port du carré rouge était imprudent.

«Quand on est appelé à gouverner, il faut faire attention aux positions qu'on prend. Le premier ministre du Québec, il représente tout le monde.»

Est-ce une erreur de Mme Marois?

«Je ne dis pas ça, c'est une conjoncture que je n'ai pas connue», a-t-il répondu aux journalistes.

En fin d'après-midi, des militants péquistes et un attaché politique du cabinet de Mme Marois ont fait circuler sur les réseaux sociaux l'imagine d'une page couverture du Quotidien de Chicoutimi datant du 13 mars 2005.

On y voit Bernard Landry, alors chef de l'opposition péquiste à l'Assemblée nationale, avec un carré rouge accroché au veston.

À cette époque, les étudiants faisaient grève pour s'opposer à la transformation de 103 millions de dollars de bourses étudiantes en prêts.

Marois de glace

Pauline Marois, qui a souvent fait les frais des attaques de son ancien rival pour la chefferie, est restée de glace devant cette pointe.

«C'est son choix», s'est-elle limitée à dire.

En plus de défendre le devoir de réserve d'un potentiel chef de gouvernement, Bernard Landry dit aussi avoir été déçu du comportement de certains étudiants vis-à-vis les médias.

Le carré rouge arboré par Mme Marois lui a valu un feu nourri d'attaques de la part du premier ministre Charest. Elle a affirmé la semaine qu'elle ne porterait plus son carré rouge en permanence.

Photo tirée de Twitter