Après s'être positionné en faveur de l'exploitation du gaz de schiste lundi, l'Action démocratique du Québec (ADQ) revient à la charge, cette fois en se portant à la défense du nucléaire.

Mis à jour le 24 août 2010
LA PRESSE CANADIENNE

Au terme du caucus adéquiste mardi, la formation a annoncé son appui envers la réfection de la controversée centrale nucléaire Gentilly-2, à Bécancour, dans le Centre-du-Québec.

Le chef de l'ADQ, Gérard Deltell, en a profité pour écorcher la position péquiste dans ce dossier, qui souhaite la fermeture de la centrale plutôt que sa réfection.

M. Deltell a rappelé que Gentilly-2 fournit du travail à 800 personnes, principalement des travailleurs spécialisés. La réfection, qui a récemment été reportée à 2012, devrait permettre la création de 800 autres emplois dans la région pendant les travaux, en plus de générer des retombées économiques de 200 millions $ dans la région.

Le chef adéquiste considère que lorsque le député péquiste de Nicolet-Yamaska, Jean-Marie Aussant, s'oppose à la réfection de la centrale, il laisse tomber les gens de sa circonscription.

De plus, il estime que les opposants au projet effraient inutilement la population, alors que le Québec «a démontré qu'il est capable d'exploiter le nucléaire de façon sécuritaire».