Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a mis fin hier aux spéculations de beaucoup de commentateurs, pour qui des élections restaient possibles au Québec en 2008.

Denis Lessard LA PRESSE

Le cabinet du premier ministre a confirmé que M. Charest participera, du 2 au 7 novembre, à une mission en Chine. Il dirigera une délégation de cinq provinces membres du Conseil de la fédération. Cinq de ses homologues provinciaux feront partie de la tournée qui comprendra aussi des représentants d'entreprises et des responsables de maisons d'enseignement.

M. Charest a même indiqué qu'il coprésidera un sommet Québec-New York à la mi-novembre.

Pour certains observateurs, le premier ministre Charest aurait bien pu être tenté de lancer l'appel aux urnes après le Sommet de la francophonie, le 19 octobre, histoire de profiter d'une vague de popularité de son gouvernement observée dans les sondages.

Avec un retour au pays dans la seconde semaine de novembre, la fenêtre de 33 jours pour une campagne électorale est pratiquement fermée pour 2008.

Au caucus de ses députés, la semaine dernière à Victoriaville, M. Charest avait soutenu ne pas avoir de scénario électoral à son agenda pour l'avenir prévisible.