Les candidats se bousculent aux portes du PLC

Des sondages favorables, l'engouement suscité par le chef... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

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Des sondages favorables, l'engouement suscité par le chef Justin Trudeau et une situation financière qui s'améliore font en sorte que de plus en plus de candidats frappent aux portes du Parti libéral du Canada.

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(Ottawa) Deux ans après la défaite historique du Parti libéral du Canada aux élections de 2011, on semble maintenant se bousculer pour être candidat du PLC en vue des prochaines élections fédérales.

Chose rare: dans la seule région de Montréal, on compte une demi-douzaine de sites web qui ont déjà été mis en ligne par des gens qui font campagne, dans l'espoir de voir leur nom sur le bulletin de vote en 2015.

Dans la nouvelle circonscription de Ville-Marie, au centre-ville de Montréal, trois candidats ont annoncé leur intention de briguer l'investiture: Bernard Amyot, un avocat associé chez Heenan Blaikie et ancien président du Barreau canadien, Marc Miller, avocat chez Stikeman Elliott et ami de longue date de Justin Trudeau, et Désirée McGraw, présidente de la Fondation Jeanne-Sauvé à Montréal.

L'ancien député et militant de longue date Pablo Rodriguez est le premier surpris. M. Rodriguez est coprésident de la campagne et organisateur en chef au Québec, en plus de vouloir se présenter dans la circonscription d'Honoré-Mercier.

«Je n'ai jamais vu ça! a-t-il lancé hier. On avait de la misère des fois pour que nos candidats officiels aient des sites web... Parce que ce sont des aspirants candidats! Le processus du feu vert n'a même pas commencé encore.»

Traversée du désert

Avec le redécoupage des circonscriptions fédérales, plusieurs circonscriptions montréalaises et québécoises doivent d'abord créer de nouvelles associations. Les personnes intéressées à présenter leur candidature devront ensuite recevoir le feu vert du parti après les vérifications d'usage.

Les assemblées d'investiture, où aura lieu le vote pour choisir les candidats, pourraient donc attendre encore plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Mais déjà, l'organisateur en chef prévoit que dans bon nombre de circonscriptions québécoises, les candidatures seront âprement disputées, même dans des régions habituellement moins «libérales», comme celle de Québec.

«C'est vraiment surprenant, c'est rafraîchissant de voir tout ça, a noté M. Rodriguez. Et pour des gens qui ont passé des périodes difficiles au parti - ç'a été un peu la traversée du désert avec les dernières élections [...] - , c'est extraordinaire!»

Renouveau

La facilité à attirer des candidats est souvent associée à la bonne santé d'un parti politique, au même titre que son financement et les sondages. Les libéraux de Justin Trudeau trônent en tête des intentions de vote partout au Canada, incluant au Québec, et le financement va de mieux en mieux.

L'engouement actuel est donc une autre bonne nouvelle pour le PLC.

Lors de la course à la direction, M. Trudeau avait promis que des assemblées d'investiture seraient tenues dans toutes les circonscriptions, incluant celles déjà représentées par un député libéral.

Il avait aussi lancé un appel aux gens de sa génération de s'impliquer dans le parti dans l'espoir de le renouveler.

Parmi la demi-douzaine de sites web consultés par La Presse, aucun ne vise une circonscription libérale. En plus de Ville-Marie, on peut voir des sites pour les circonscriptions de Vaudreuil-Soulanges, Outremont, Notre-Dame-de-Grâce-Lachine et Pierrefonds-Dollard, notamment, et plusieurs des aspirants candidats sont effectivement de cette «génération» à laquelle M. Trudeau a tendu la main.

«Avec les nouvelles technologies, les gens s'informent de nouvelle manière. Et [avec le site web ou Twitter et Facebook], je veux aller chercher non seulement des membres du parti, mais aussi des gens qui peuvent être attirés par le parti, de nouvelles idées et le renouveau apporté par Justin Trudeau», a d'ailleurs expliqué Louis-Charles Roy, un homme de 32 ans qui espère être élu candidat dans la circonscription de Vaudreuil-Soulanges.

Pas de frénésie ailleurs

Cette vitalité apparente des investitures libérales semble être moins répandue chez les autres partis fédéraux, du moins pour l'instant. On n'a trouvé aucun site web dans la région de Montréal pour des aspirants candidats des autres formations.

Au NPD, on a expliqué que le fait que le parti compte déjà près de 60 députés au Québec limite l'engouement pour les investitures. Au Bloc, la démission récente du chef et la recherche d'un remplaçant ont mis la chasse aux candidats sur la glace pour un certain temps. Pour ce qui est du Parti conservateur, on a réitéré l'intention de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions canadiennes, mais les exemples de sites web qu'on nous a fournis ne touchent qu'une élection partielle en Alberta.




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