Le 9e candidat dans la course à la direction du Parti libéral du Canada (PLC) a lancé sa campagne vendredi soir. Martin Cauchon a prononcé un discours dans lequel il a répété qu'il allait redonner de l'espoir en l'avenir aux Canadiens.

Mis à jour le 18 janv. 2013
Émilie Bilodeau LA PRESSE

Devant une centaine de personnes, M. Cauchon a brièvement attaqué le Parti conservateur comme étant un gouvernement qui divise le pays. Il a proposé un nouveau genre de leadership qui allait rassembler la population. «Trop de Canadiens se sentent laissés pour compte dans les changements économiques et sociaux qui ont balayé notre pays. Trop de Canadiens sont sans travail et trop nombreux sont ceux qui ont perdu leur place dans la classe moyenne. Trop de nos jeunes ne peuvent poursuivre leur carrière pour laquelle ils ont été formés. On ressent de plus en plus le besoin d'un nouveau leadership, un leadership qui rassemble les Canadiens au lieu de les diviser».

M. Cauchon a affirmé que ses priorités seraient d'élever la qualité de vie des Canadiens et de s'assurer que les programmes sociaux étaient forts et viables. Il a déclaré que l'avenir des jeunes passait par une économie propre et dynamique et que pour s'y prendre il fallait créer de l'emploi et attirer des investisseurs. Il a également placé la santé, les arts et la culture parmi ses priorités.

L'ancien ministre de la Justice a rappelé qu'il avait contribué à faire avancer les droits pour les homosexuels et qu'il s'était opposé aux fusions bancaires. Il a mentionné qu'il avait mis en place des mesures pour améliorer le registre des armes à feu. «Je suis convaincu qu'un contrôle censé des armes à feu est un gage supplémentaire de sécurité», a-t-il fait valoir.

M. Cauchon a terminé son discours en glissant un mot à ses adversaires, puis en publiant sur les médias sociaux une photo des chaussettes rouges qu'il portera durant la campagne à la direction de son parti. En point de presse, il a évité de s'attaquer au candidat vedette Justin Trudeau malgré les questions répétitives des journalistes. «[Les candidats], nous nous mesurerons les uns aux autres, parfois possiblement durement, mais à la fin nous resterons une famille et nous en sortirons plus fort», a-t-il conclu.