(Québec) Les détails qui seront bientôt révélés sur le troisième lien feront fuir les appuis, croit Québec solidaire (QS).

Caroline Plante La Presse Canadienne

Le gouvernement Legault rendra publique sa vision d’avenir pour le transport dans la grande région de Québec lundi, ont confirmé des sources à La Presse Canadienne.

En campagne électorale, la Coalition avenir Québec (CAQ) s’était engagée à entamer la construction d’un troisième lien routier entre Lévis et Québec d’ici l’automne 2022.

Or, depuis presque trois ans, elle n’a jamais donné de détails sur la facture anticipée, le montage financier, le tracé ou l’échéancier.

Le député de QS dans Jean-Lesage, Sol Zanetti, croit qu’une fois le coût révélé, par exemple, les appuis au projet fondront comme neige au soleil.

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Sol Zanetti

Il s’attend à ce que le projet coûte « des milliards de dollars ».

Selon lui, les partisans du troisième lien verront « qu’avec cet argent-là, on serait capable de faire tant d’autres choses plus utiles et plus importantes ».

« Je pense que ça va faire chuter l’appui au projet », a déclaré M. Zanetti en point de presse à l’Assemblée nationale, jeudi.

Par ailleurs, ce n’est pas parce que le gouvernement annonce un projet que celui-ci va automatiquement se réaliser, a-t-il soutenu.

« Il y a des projets qui sont mauvais pour l’environnement, qui détruisent les villes. Ces projets-là, ce n’est pas parce qu’ils sont l’objet d’une annonce avec un budget […] qu’ils finissent par aboutir pour vrai. »

Le troisième lien, une « lubie électoraliste » de la CAQ, est un projet qui va faire « augmenter les gaz à effet de serre, […] la congestion […] et l’étalement urbain », a martelé le député.

« Il va y avoir de la contestation », a-t-il promis.

« Les détails qu’ils vont nous donner lundi vont juste donner des munitions supplémentaires aux opposants. Moi, j’ai bon espoir que ce projet-là n’arrive jamais. »

Sol Zanetti croit également que le gouvernement caquiste sera « tenté de reculer » advenant que les sièges de ses députés dans la région de Québec soient menacés à l’approche des élections générales de 2022.