(QUÉBEC) Il est « irresponsable » de poursuivre la course à la direction du Parti libéral, dénonce le candidat Alexandre Cusson. Le seul adversaire de la députée Dominique Anglade suggère de reporter l’élection prévue le 31 mai. Selon lui, le chef intérimaire Pierre Arcand devrait demeurer en fonction si la crise de la COVID-19 se prolonge.

Fanny Lévesque Fanny Lévesque
La Presse

« Tous les Québécois sont présentement mobilisés à combattre la propagation de la COVID-19. Dans le contexte actuel, il serait irresponsable pour les candidats de poursuivre cette campagne comme si tout était normal », a fait valoir l’ancien président de l’Union des municipalités du Québec dans un communiqué.

Depuis l’éclatement de la tempête du coronavirus, Dominique Anglade et Alexandre Cusson ont suspendu leur campagne. La députée Anglade a notamment pris la décision de suspendre tous les événements publics, mais de poursuivre la campagne à la direction de « façon numérique ».

Le Parti libéral du Québec a aussi adopté certaines règles. Les cinq débats prévus ce printemps doivent se tenir à huis clos et être diffusés sur l’internet. La date de l’élection du prochain leader libéral est pour l’heure toujours fixée au 31 mai.

Pour le candidat Cusson, ces mesures ne sont plus suffisantes dans le contexte où la crise se prolonge. « Les militants s’attendent à ce qu’une réelle course à la direction du parti ait lieu et il est présentement impossible, dans un avenir prévisible, de leur en offrir une », a ajouté Alexandre Cusson.

« À mon avis, il serait tout à fait contre-productif, si la crise devait s’allonger au-delà du 31 mai, de changer de chef de l’opposition officielle », dit-il, soulignant le « travail extraordinaire d’arrimage avec le gouvernement » réalisé par Pierre Arcand. Alexandre Cusson réclame qu’on repousse le vote à une date ultérieure.

La candidate Dominique Anglade n’a toujours pas réagi aux demandes de son seul adversaire, Alexandre Cusson. Au Parti libéral, on doit faire le point en après-midi.

La course à la direction du Parti québécois est aussi chamboulée par la pandémie de la COVID-19. La date de l’élection du futur chef, fixée au 19 juin, tient toujours pour l’instant, mais une conférence de coordination doit avoir lieu vendredi.