(Ottawa) Le député fédéral de l’Ontario Marwan Tabbara s’est retiré pour le moment du caucus libéral après le dépôt de plusieurs accusations contre lui de voies de fait, d’introduction par effraction et de harcèlement.

La Presse canadienne

Dans un communiqué publié vendredi soir, le député servant un deuxième mandat dans la circonscription de Kitchener South-Hespeler a déclaré qu’il recevait des soins pour l’anxiété et la dépression.

« Hormis pour déclarer sans équivoque que chaque incident de violence est inacceptable et inexcusable, il serait inapproprié pour moi de commenter davantage tant que cette affaire est devant le tribunal », a-t-il déclaré.

« Je fais actuellement face à des accusations criminelles qui ont été portées en avril. Il y a des mesures obligatoires qui doivent être prises pour traiter une affaire au criminel, et ces actions prennent du temps, en particulier avec les retards dus à la pandémie », a-t-il affirmé.

Le député a ajouté qu’il continuait de recevoir des conseils et des traitements pour l’anxiété et la dépression, des problèmes « avec lesquels (il) vit depuis un certain temps ».

Jusqu’à ce que la question soit résolue, M. Tabbara a déclaré qu’il se retirerait du caucus libéral. Il a promis de continuer à travailler pour ses électeurs.

Le cabinet du premier ministre Justin Trudeau avait dit plus tôt vendredi avoir appris que plusieurs accusations criminelles ont été portées contre le député libéral Marwan Tabbara.

Le réseau Global News a été le premier à rapporter que l’élu ontarien de la circonscription Kitchener Sud-Hespeler fait face à deux accusations de voie de fait, une accusation de harcèlement criminel et une autre d’introduction par effraction avec l’intention de commettre un acte criminel.

Ces accusations ont été déposées à la suite de l’arrestation de M. Tabbara, le 10 avril dernier, à Guelph, en Ontario.

M. Tabbara, qui a d’abord été élu en 2015, doit se présenter en cour le 19 juin.