Le Québec « est une société francophone » et sauf exception – nommément la minorité anglophone et les autochtones – les communications gouvernementales doivent se faire en français, y compris avec les nouveaux arrivants.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

En mêlée de presse lundi après-midi, Simon Jolin-Barrette, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration réagissait au rapport du Conseil supérieur de la langue française.

Dans ce rapport, le Conseil conclut qu’« il y a certes présence de l’anglais ou usage de la langue anglaise dans certaines pratiques linguistiques des ministères et organismes, mais, dans la plupart des situations, sauf dans des cas d’espèce, ce recours se fait en conformité avec les dispositions de la Charte de même qu’avec celles de la politique linguistique gouvernementale ».

Le ministre Jolin-Barrette y lit « un rapport qui est accablant pour la gestion libérale ». « Pour nous, il est extrêmement important de nous assurer que l’État soit exemplaire. Trop de ministères et d’organismes n’ont pas adopté de politique linguistique » et « il y a une importante méconnaissance » de telles politiques là où elles existent.

Le gouvernement caquiste, lui, s’attellera donc à court terme à élaborer une politique linguistique cohérente dans tous les ministères et organismes.

Un anglophone qui désire avoir sa facture en anglais chez Hydro-Québec pourra-t-il continuer de la recevoir dans sa langue ? S’il est issu de la minorité historique anglophone, oui. Par contre, les immigrants, eux, ne bénéficieront pas d’exception, a dit le ministre Jolin-Barrette, soulignant que tout sera fait pour leur permettre de suivre des cours de francisation.

« L’État doit parler d’une seule voix », a-t-il dit, rappelant que la langue officielle du Québec est le français.