(Québec) Pascal Bérubé accuse Québec solidaire (QS) d’instrumentaliser à des fins partisanes la cause environnementale en faisant des « coups d’éclat » pour se montrer plus vertueux que les autres.  

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

« Québec solidaire […], ce n’est pas un OSBL. Ce n’est pas une organisation qui est un mouvement. C’est un parti politique qui essaie d’instrumentaliser une cause […] à son profit », a déclaré le chef péquiste par intérim, lundi.

En matinée, QS a demandé à ce que les travaux de l’Assemblée nationale soient suspendus le 27 septembre afin de permettre aux députés d’aller marcher à Montréal pour la journée de grève climatique. La militante écologiste Greta Thunberg doit notamment être présente à l’événement.

« Moi, j’invite les gens qui manifestent de le faire pour la cause, d’abord et avant tout [et] pas pour un parti », a dit lundi M. Bérubé.  

Avec des demandes comme celle formulée en matinée, le parti de Manon Massé tend un « piège » aux autres partis, a-t-il ajouté, car « si on ne répond pas positivement, on [semble] moins vertueux qu’eux, ce qui n’est pas vrai ».  

« Ils sont plus imaginatifs sur des enjeux comme ça, mais ils ne sont certainement pas les plus vertueux de l’Assemblée nationale », a-t-il dit.  

Sur Twitter, le leader parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a rapidement déploré que le chef péquiste fasse « la baboune », une attitude « décevante », a-t-il dit.  

Un test nationaliste pour Legault 

Le PQ a également rappelé lundi le plan nationaliste de la Coalition avenir Québec (CAQ) afin d’affirmer que peu de demandes avaient été accueillies par le gouvernement fédéral à ce jour.  

« C’est un nationalisme autoproclamé, minimalement. En matière de langue, on a posé la question lors de la dernière session parlementaire : est-ce qu’on va ouvrir la loi 101 pour la renforcer ? La réponse, c’est non. Est-ce qu’on va appliquer la loi 101 aux entreprises à charte fédérale ? La réponse, c’est non », a déploré M. Bérubé.

Pour l’élection fédérale, le chef péquiste invite les nationalistes à voter pour le Bloc québécois.