(Québec) Québec solidaire invite le premier ministre François Legault et le ministre responsable du projet de loi sur la laïcité, Simon Jolin-Barrette, à répondre aux questions d’un jeu-questionnaire qui évalue leurs connaissances sur les signes religieux.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Le gouvernement Legault a fait volte-face mardi en présentant un amendement au projet de loi 21 afin de définir ce qu’est un signe religieux. Québec considère donc que « tout objet, notamment un vêtement, un symbole, un bijou, une parure, un accessoire ou un couvre-chef » sera considéré comme un signe religieux s’il est porté « en lien avec une conviction ou une croyance religieuse » et s’il est « raisonnablement considéré comme référant à une appartenance religieuse ».

Dans son jeu-questionnaire, présenté mercredi en mêlée de presse, le député solidaire de Jean-Lesage, Sol Zanetti, fait la liste de différents symboles. Certains sont des signes religieux, a-t-il dit, mais d’autres ne le sont pas.

Cliquez ici pour consulter le jeu-questionnaire.

En lisant ce jeu-questionnaire, a dit M. Zanetti, « vous réalisez à quel point ça sera un exercice difficile [pour les administrateurs qui devront appliquer la loi] et qui va mener à des interprétations abusives et restrictives qui créeront des injustices ».

Vers un bâillon ?

Le premier ministre Legault a affirmé mercredi que son gouvernement avait accepté de définir les signes religieux dans le projet de loi 21 pour démontrer sa « bonne foi ».

Maintenant que les signes religieux sont définis, et qu’un « bijou » peut en être un, M. Legault a refusé d’indiquer si une bague de mariage qui est célébré à l’église, dans la foi catholique, est un signe religieux.

PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE

François Legault

« On ne commencera pas à rentrer dans les détails », a répondu le premier ministre.

Alors que la session parlementaire se termine vendredi, le gouvernement n’a pas statué si le projet de loi sur la laïcité serait adopté en utilisant la procédure du bâillon.

« Pour l’instant, on n’exclut rien. On est prêts à faire du temps, mais à un moment donné, il va falloir arrêter l’obstruction et arrêter de tourner en rond [en déposant] des amendements qui n’ont pas de bon sens », a dit M. Legault.

Selon Radio-Canada, les députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) auraient reçu la consigne de rester près de Québec afin de siéger, au besoin, ce week-end.  

« Toutes les options sont sur la table, de prolonger la session, notamment. Mais moi, j’ai confiance qu’on peut adopter les deux projets de loi de façon régulière d’ici vendredi », a dit Simon Jolin-Barrette.  

-Avec Martin Croteau et La Presse canadienne