(Ottawa) L’ambassadeur du Canada aux États-Unis, David MacNaughton, a bon espoir que le Congrès américain ratifiera le traité de libre-échange d’ici la fin juillet. Ici, à Ottawa, le projet de loi visant sa mise en œuvre devrait être déposé très prochainement.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

«Nous verrons comment les choses évoluent, mais je pense qu’il y a toujours une chance raisonnable que le Congrès [des États-Unis] ratifie cet accord avant la pause estivale, à la fin juillet», a soutenu le chef de mission à Washington mardi, après la rencontre du cabinet.

«Il serait inapproprié de notre part de trop s’ingérer dans leur processus, mais […] compte tenu du fait qu’il y a tant de nouveaux membres au Congrès… on a été plus qu’heureux de partager notre point de vue», a ajouté M. MacNaughton, spécifiant s’être notamment entretenu avec «plusieurs démocrates».

À ses côtés, au micro, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a insisté sur l’importance de travailler «en tandem» avec l’administration Trump en vue de ratifier l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), maintenant que les tarifs sur l’acier et l’aluminium ont été éliminés.

«Notre intention est de commencer le processus de ratification. C’est important de faire ce qu’on a dit qu’on allait faire – et nous avions dit que la seule chose qui empêchait la ratification au Canada, c’était les tarifs», a exposé la diplomate en chef du Canada.

«Maintenant, les tarifs sont levés. C’est important de démontrer la bonne volonté canadienne d’aller de l’avant», a enchaîné Mme Freeland, sans spéculer sur les chances que le Parlement canadien parvienne à ratifier l’entente d’ici l’ajournement des travaux, le 21 juin prochain.

Les députés de la Chambre des communes doivent voter mardi après-midi sur une motion de voies et moyens sur l’ACEUM, un geste qui doit précéder le dépôt d’un projet de loi portant sur la mise en œuvre de l’accord.  

Le gouvernement a inscrit lundi au feuilleton des avis une mesure législative à cette fin.  Un préavis de dépôt de 48 heures doit être donné avant la présentation d’un projet de loi, ce qui signifie que cela pourrait survenir aussi tôt que mercredi – soit la veille de la visite du vice-président des États-Unis, Mike Pence, qui sera à Ottawa pour trouver une façon de coordonner le tout.