Mario Dumont veut sortir la politique des grands travaux publics. Afin d'éviter les dérapages comme ceux du métro de Laval ou du CHUM, le chef de l'ADQ veut que le Vérificateur général passe au peigne fin les projets gouvernementaux avant qu'ils soient mis en chantier.

Martin Croteau
Martin Croteau LA PRESSE

Le leader adéquiste souhaite que le Québec retrouve sa «fierté» de l'époque des «grands bâtisseurs». Il veut donc obliger les gouvernements à soumettre tous les projets de plus de 100 millions à un groupe d'experts rassemblés autour du Vérificateur général.«Il faut sortir la politique de ces projets-là, a affirmé M. Dumont. Il faut qu'on arrête que chaque fois qu'on veut faire un projet, ça devient un dérapage.»

Le chef précisera plus tard ce matin si le gouvernement devrait soumettre ses projets au Vérificateur avant d'en faire l'annonce, ou avant de procéder à la première pelletée de terre.

Chose certaine, si l'extension du métro de Montréal vers Laval a coûté 800 millions au lieu des 175 millions annoncés à l'origine, c'est à cause des «mensonges politiques», a dénoncé Mario Dumont, mardi, lors d'un passage à Québec. Même chose pour le CHUM, dont le coût initial était évalué à 800 millions. Les dernières projections, souligne-t-il, laissent entrevoir une facture de 1,5 milliard.

«Avant de lancer un projet, avant de dire que ça va coûter 175 millions et que ça finisse à 800, faire analyser le projet, a dit M. Dumont. Est-ce que ça a du bon sang ? Est-ce que ça tient debout ?»