Tony Accurso a débuté lundi après-midi son témoignage à son procès relativement à un stratagème d'octroi de contrats à Mascouche, en niant avoir donné des pots-de-vin à l'ancien maire Richard Marcotte.

Kathleen Lévesque LA PRESSE

D'entrée de jeu, l'entrepreneur a affirmé sous serment ne pas avoir amené M. Marcotte sur son bateau le Touch pour obtenir un avantage ou des contrats municipaux. Il a également dit lui avoir remis un chèque de 300 000$ comme «un coup de pouce» parce qu'il avait une occasion d'affaires en immobilier.

M. Accurso a raconté que M. Marcotte (décédé en 2016), qu'il connaît depuis 1978, voulait marquer l'histoire par des projets importants dont le train de banlieue et l'implantation du quartier général de la SQ. Selon lui, M. Marcotte a réussi grâce à «son ami Jean Charest». «Il ne voulait pas être reconnu pour une usine d'épuration des eaux», a ajouté l'accusé.

Après une série de courtes questions en rafale, M. Accurso a détaillé son cheminement dans l'industrie de la construction. «Je voulais bâtir un empire», a-t-il indiqué avant de préciser que le chiffre d'affaires de ses entreprises à déjà atteint un milliard de dollars.

Il a expliqué qu'il occupait son temps à financer la croissance du groupe. «Je ne dormais pas», a-t-il lancé en faisant rire les jurés. Avec le sourire, il a ajouté avoir contracté des emprunts totalisant jusqu'à 400 millions, garantis avec «son sang». «Personne ne donne de «free ride»».