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Incendie à Longueuil: un jeune garçon rendu orphelin

Sur les lieux du drame, il ne reste... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Sur les lieux du drame, il ne reste aujourd'hui qu'un amoncellement de débris et de matériaux recouverts de glace après la démolition de l'immeuble, dont la structure menaçait de s'effondrer.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Sara Champagne, MARISSA GROGUHÉ
La Presse

Un enfant de 11 ans est devenu orphelin dans le terrible incendie qui a ravagé un immeuble de logements de Longueuil, dans la nuit de vendredi à samedi. Le garçon atteint d'un trouble du spectre de l'autisme a dû sauter du troisième étage du bâtiment de 16 unités de la rue Toulouse pour survivre. Il s'en est sorti avec des blessures légères et une fracture à un pied, a confirmé le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL).

Sa mère, une femme souffrant de troubles de la vision, est restée derrière pour encourager son fils à sauter du balcon. Elle est morte dans l'incendie avec le père. Le couple était dans la quarantaine. Une troisième victime, la grand-mère du garçon, une dame de près de 70 ans, n'a pas réussi à évacuer à temps le logement. Des manoeuvres de réanimation ont été entreprises par les secouristes, mais leurs décès ont été confirmés à l'hôpital.

Dimanche après-midi, le porte-parole du SPAL, Ghislain Vallières, a confirmé qu'un incendie de cuisine dans une unité du sous-sol était à l'origine de l'incendie, qui s'est rapidement propagé aux étages. Ce serait «non intentionnel», a précisé le sergent.

Selon les derniers rapports, les flammes ont pris naissance vers 1h15, samedi matin, au sous-sol de l'immeuble de trois étages, situé au 240-246 rue Toulouse, près de la rue Plessis, à Longueuil. Au moins 80 pompiers ont été appelés sur les lieux. Les forts vents ont compliqué leur travail. Au total, 11 personnes ont été transportées à l'hôpital.

Treize familles à la rue

Dimanche, des badauds du quartier s'arrêtaient de temps en temps pour constater les vestiges de l'incendie. Sur les lieux du drame, il ne reste aujourd'hui qu'un amoncellement de débris et de matériaux recouverts de glace après la démolition de l'immeuble, dont la structure menaçait de s'effondrer. Un matelas, un sapin de Noël, une tête de lit gisent dans les décombres.

Au cours de la soirée, samedi, le bilan des familles à la rue s'est alourdi. On parle d'une quarantaine de personnes qui ont tout perdu. Au total, la Croix-Rouge a pris sous son aile 13 familles, dont 23 adultes et 15 enfants.

Ce matin, l'Office municipal d'habitation de Longueuil se mettra en branle pour trouver de nouveaux logis aux sinistrés. Le propriétaire du bâtiment détruit par l'incendie, Omar Guillet, a transmis ses condoléances à la famille et aux proches des victimes par l'entremise des réseaux sociaux, en assurant qu'il ferait tout en son possible pour les aider à se reloger.

Élan de solidarité

En après-midi hier, une passante en voiture, Yassoda Chattoor, amenait avec elle un grand sac rempli de vêtements d'hiver qu'elle cherchait à donner aux rescapés du brasier. «J'ai vu ce qui s'est passé à la télévision et j'ai vu une fille qui racontait que son frère et elle ont sauté par la fenêtre, a-t-elle raconté. Ça m'a touché.»

Elle aussi habitait avant dans un immeuble «comme celui-là». Elle a une fille de l'âge de celle qu'elle a vu aux nouvelles, s'est sentie interpellée, et souhaite faire sa part pour aider les sinistrés. M. Chattoor compte s'organiser, avec ses amis, pour récolter vêtements et nourriture à leur donner.

«Un grand réseau d'entraide se mobilise actuellement pour recueillir les dons des citoyens à qui nous demandons à la fois d'être généreux et prudents», a écrit l'organisme L'entraide chez nous, qui prévoit donner vêtements, meubles et articles de maison aux sinistrés dès qu'ils seront relogés.

À la Ville de Longueuil, où on s'attend d'ailleurs à un grand élan de générosité, on demande aux résidants qui veulent apporter leur aide de bien vouloir contacter le 311 pour expliquer la nature de l'aide proposée.

Parmi les sinistrés, on compte une responsable en sécurité alimentaire de l'organisme Carrefour Mousseau, Janick Laroche, et sa famille.

«Dans le feu, une employée [de notre organisme] a été affectée et son appartement est une perte totale. Rien ne pourra être récupéré. Heureusement, la famille avait des assurances. Ce n'est pas le cas de tous les autres locataires», a indiqué Suzie Bélanger, du conseil d'administration de Carrefour Mousseau, lançant un appel à la générosité sur les réseaux sociaux.




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