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Enquête sur un nouveau cas de surdose mortelle

La Direction de santé publique de Montréal enquête sur un nouveau décès et une... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

La Direction de santé publique de Montréal enquête sur un nouveau décès et une nouvelle surdose grave liés à la vague funeste qui fait des ravages chez les consommateurs d'héroïne de la métropole depuis le début du mois de mai.

Après 30 surdoses sévères survenues en mai et 24 en juin, dont 20 mortelles, presque toutes liées à l'héroïne consommée par injection, les autorités rapportent une 19e mort et une 34e hospitalisation dans la première semaine de juillet.

«On est toujours en train d'enquêter et on reçoit encore des signalements», affirme la Dre Carole Morissette, responsable médicale à la santé publique de Montréal.

Si les cas de surdoses recensés dans la métropole ont légèrement diminué au fil des dernières semaines, le nombre de morts est encore beaucoup plus élevé que la normale et les autorités sanitaires restent sur un pied d'alerte.

Habituellement, Montréal est le théâtre d'en moyenne 1,3 mort par mois liée à une injection mortelle. Juin affiche un bilan cinq fois pire. Mai est encore plus désastreux. «Pour juillet, on a encore trop peu de résultats pour savoir si la situation s'est améliorée ou non», note la Dre Morissette.

La Direction de santé publique attend toujours des résultats d'analyses pour comprendre la cause de la vague mortelle. Parmi les hypothèses avancées par les experts, on note celle de l'héroïne qui serait trop pure, ou de l'héroïne additionnée de fentanyl, un opiacé extrêmement puissant. Quoi qu'il en soit, la drogue trop forte provoque des arrêts respiratoires chez ceux qui s'en injectent.

«On a un produit néfaste qui circule et entraîne beaucoup de décès. En matière de santé publique, c'est une menace réelle», selon la Dre Carole Morissette, qui parle d'une série de décès sans précédent. La semaine dernière, La Presse révélait que l'héroïne mortelle circule au moment où la pagaille s'est installée dans le milieu des trafiquants de drogue, autrefois strictement contrôlé par une poignée de professionnels qui assuraient un certain contrôle de la qualité.

«Le contrôle a été perdu, littéralement perdu», avait alors déclaré une source très proche de la mafia turque, l'un des groupes qui contrôlent depuis longtemps une large part de la vente d'héroïne dans la métropole.

Dernièrement, les autorités sanitaires ont réussi à cerner le profil des victimes. On compte 44 hommes et 12 femmes, âgés de 20 à 61 ans. Dans la plupart des cas, les gens consommaient plusieurs fois par semaine. On compte toutefois certains consommateurs occasionnels.




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