L'ex-DG de la Ville de Laval, Claude Asselin, radié de l'Ordre des ingénieurs

Claude Asselin, lors de son passage à la... (Photo tirée d'une vidéo, archives La Presse)

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Claude Asselin, lors de son passage à la commission Charbonneau.

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La Presse Canadienne

L'un des principaux acteurs de la commission Charbonneau, l'ex-directeur général de la Ville de Laval Claude Asselin, a été radié du tableau de l'Ordre des ingénieurs du Québec pendant 10 ans.

L'homme a ainsi été reconnu coupable d'avoir « contrevenu à plusieurs articles du Code de déontologie des ingénieurs, pour avoir élaboré ou toléré un système de partage de contrats permettant de contourner le processus d'appels d'offres de la Ville de Laval, pour y avoir participé et pour avoir incité des confrères à y prendre part », écrit l'Ordre.

Il a également été reconnu coupable d'avoir demandé indirectement des montants d'argent à des entrepreneurs ou à des firmes de génie afin de les remettre à un parti politique, des faits qui se sont déroulés entre 2002 et 2006, alors qu'il était directeur général à la Ville.

De plus, note l'Ordre, M. Asselin a été reconnu coupable d'avoir commis un acte dérogatoire en incitant des confrères à verser un montant de 25 000 $ dans le but d'obtenir un contrat de la Ville de Montréal, en 2010, alors qu'il représentait la firme Dessau.

Le Conseil de discipline condamne aussi l'ex-directeur général à payer l'ensemble des déboursés relatifs à l'instruction de la plainte, y compris les frais de publication.

Claude Asselin avait plaidé coupable à une accusation de « complot en vue de commettre des actes de corruption dans les affaires municipales et des abus de confiance » et à une accusation de fraude de plus de 5000 $ en octobre dernier.

Il avait été condamné à une peine de prison de deux ans moins un jour, mais a finalement été libéré au bout de quatre mois.

En tout, 37 personnes, dont l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt, avaient été arrêtées en 2013 à l'issue d'une longue enquête baptisée « projet Honorer ».

Lors de son témoignage à la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction en 2013, M. Asselin avait admis que le maire Vaillancourt lui a parfois indiqué sa préférence pour un entrepreneur donné lorsque venait le temps d'octroyer des contrats.




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