(Québec) Harold LeBel subira un procès devant juge et jury. Le député accusé d’agression sexuelle en a fait la demande mardi matin au palais de justice de Rimouski.

Gabriel Béland Gabriel Béland
La Presse

L’homme de 58 ans a comparu brièvement par visioconférence. Il a déjà fait savoir qu’il entend plaider non coupable « au moment opportun ». Il sera de retour devant le tribunal le 6 avril.

M. LeBel a été arrêté le 15 décembre dernier par la Sûreté du Québec, puis interrogé par ses enquêteurs. Sa présumée victime est une femme qui travaille dans le milieu politique. Son identité est protégée par une ordonnance de non-publication. Les faits reprochés se seraient produits en octobre 2017.

La preuve de la poursuite contient notamment trois enregistrements audio et vidéo, selon ce qu’avait déjà indiqué au tribunal la procureure de la Couronne, Me Manon Gaudreault.

Harold LeBel est frappé de certaines conditions. L’une d’elles lui interdit de se retrouver dans le même lieu que la présumée victime. Le député de Rimouski va participer aux travaux de l’Assemblée nationale à distance cette session.

Dans une déclaration envoyée aux médias dans les jours ayant suivi son arrestation, le député avait dit vouloir « démontrer [qu’il n’a] rien à se reprocher ».

Harold LeBel a été élu pour la première fois en 2014 sous la bannière du Parti québécois, puis réélu facilement en 2018. Le PQ l’a exclu de son caucus pour toute la durée du processus judiciaire.

Son arrestation en décembre dernier avait créé une onde de choc à Québec. L’homme avait été sacré en 2020 « meilleur représentant de sa circonscription » dans un sondage de La Presse réalisé auprès des députés de l’Assemblée nationale.