Un incendie important qui s’est déclaré en début de journée a fait des dommages considérables à un ferrailleur de Rivière-du-Loup jeudi. Des matières dangereuses étaient présentes dans l’usine, mais le ruissellement de celles-ci aurait été contenu par l’effort conjoint des services incendie, des équipes d’Urgence-Environnement ainsi que des travaux publics de Rivière-du-Loup.

Raphael Pirro Raphael Pirro
La Presse

Joint par téléphone, le directeur des opérations des Services incendies de Rivière-du-Loup, Éric Bérubé, a confirmé que l’incendie était « sous contrôle », et estimait que le feu pourrait être totalement maîtrisé pour 18 h, après qu’il se soit déclaré peu après 9 h jeudi matin. Le feu était « éteint à 95 % » vers 16 h jeudi.

Selon M. Bérubé, qui était toujours sur place au moment de l’appel, « environ 75 pompiers » provenant d’« au moins sept casernes » ont combattu les flammes au cours de la journée.

L’incendie aurait débuté dans un mur à l’arrière de l’usine de JM Bastille, qui fait dans la transformation d’acier ainsi que de recyclage de métaux. Le feu se serait répandu dans la partie de l’usine où l’entreprise faisait l’entretien de ses véhicules.

Cependant, les dangers sur le terrain étaient limités, car selon l’agent Bérubé, il y avait peu de contenants sous pression présents dans l’usine : les risques d’explosion s’en sont trouvés diminués. Les dommages ont principalement été notés sur la structure du bâtiment et sur de l’équipement.

Les produits chimiques étaient principalement composés de différents types d’huile hydraulique contenus dans des tracteurs et autres machineries.

« Notre problématique a été plus au niveau du ruissellement, qui a été contrôlé avec le ministère de l’Environnement et les gens des travaux publics de la Ville de Rivière-du-Loup », a déclaré Éric Bérubé.

Deux barrages d’urgences ont été construits pour contenir l’eau et aspirer « les liquides qui flottent à la surface » : un en amont et un en aval du cours d’eau adjacent, a affirmé M.  Bérubé. Pour l’instant, il a été impossible de confirmer s’il y a bel et bien eu ruissellement d’huile dans les cours d’eau qui mènent au fleuve.

La Sûreté du Québec (SQ) a été appelée vers 9 h 30 pour se rendre sur les lieux, a déclaré Claude Doiron, agent relationniste pour la SQ. Selon M. Doiron, il n’y a pas d’éléments suspects ou criminels en cause derrière l’incendie.

Il est encore trop tôt pour évaluer l’importance des dommages financiers subis.