Source ID:; App Source:

Procès Accurso: la défense met en lumières «les faiblesses» de la poursuite

Tony Accurso est accusé d'avoir aidé l'ancien maire de... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

Agrandir

Tony Accurso est accusé d'avoir aidé l'ancien maire de Mascouche Richard Marcotte à commettre un abus de confiance en regard de l'attribution de contrats municipaux.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

Dans sa plaidoirie finale, l'avocat Marc Labelle a tenté de mettre en exergue ce qu'il estime être «les faiblesses de la preuve de la poursuite» contre son client Tony Accurso. Du coup, Me Labelle a rappelé aux 12 jurés que s'ils pensent que M. Accurso «est probablement coupable», ce n'est pas assez pour le condamner.

Me Labelle a fait ses dernières représentations pour défendre Tony Accurso dans le cadre du procès que subit ce dernier au palais de justice de Joliette. M. Accurso est accusé d'avoir aidé l'ancien maire de Mascouche Richard Marcotte à commettre un abus de confiance en regard de l'attribution de contrats municipaux.

Pour obtenir des contrats concernant notamment des usines d'eau. M. Accurso aurait donné des pots-de-vin à Richard Marcotte: des voyages sur son bateau de luxe, le Touch, ainsi qu'un chèque de 300 000$.

Selon Me Labelle, le jury doit prendre en considération la preuve qui lui a été présentée «mais aussi celle qui n'a pas été faite».

Ainsi, il souligne que la partie adverse n'a pas fait témoigner les personnes qui accompagnaient MM. Accurso et Marcotte lors de leurs séjours sur le Touch. L'avocat donne en exemple l'ancien entrepreneur Normand Trudel, l'ancien président de la FTQ-construction, Jean Lavallée et la conjointe de M. Marcotte, Shirley Wilkinson.

Dans son témoignage, Tony Accurso a affirmé sous serment qu'il n'a jamais discuté de ses affaires ou des contrats de Mascouche avec ses "amis" lors des voyages.

Pour ce qui est du chèque de 300 000$ versé à l'ancien maire, Me Labelle a martelé qu'il était lié à un projet immobilier. «Est-ce qu'il paierait un pot-de-vin par chèque? La question se pose.»

Il a également rappelé que personne ne sait si le projet a été réalisé. C'est ce qui l'a amené à dire que la preuve de la poursuite sur ce point «mène dans un cul-de-sac».

Tout au long de sa plaidoirie, Marc Labelle a tenté de semer le doute chez les jurés à qui il a rappelé deux fois plutôt qu'une, qu'ils sont «les derniers remparts entre les citoyens et l'État».

Demain, ce sera au tour du procureur Pascal Grimard de faire sa dernière plaidoirie.




la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer