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Deux pères, deux drames

Frank Gonis pose dans la chambre de sa... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Frank Gonis pose dans la chambre de sa fille, enlevée par sa mère il y a deux ans et retrouvée la semaine dernière à Vancouver.

Photo: Bernard Brault, La Presse

Louise Leduc
La Presse

C'était un dimanche matin, le 14 juin 1998. Cela faisait quatre jours que le Montréalais Yury Monczak cherchait son fils. Au bout du fil, une voix qu'il ne connaissait pas lui dit: «Votre fils est en Ukraine.»

Il y a 11 ans, Ivan était un enfant. Il a aujourd'hui 16 ans et il se trouve toujours là-bas.

M. Monczak et son ex-femme se sont mariés en 1991. Déjà, raconte M. Monczak, son ex avait fait une tentative de fuite avec leur fils. «On l'a trouvée dans un refuge pour femmes battues. Elle m'accusait des plus abominables choses.»

 

En 1996, le divorce est prononcé. Les deux parents obtiennent une garde partagée. Une semaine chez l'un, une semaine chez l'autre. Malgré l'interdiction légale de partir à l'extérieur du pays avec l'enfant, l'ex de M. Monczak y parvient sans mal. Une fois en Ukraine, elle obtient sans plus de difficulté la citoyenneté ukrainienne pour son fils, citoyenneté que M. Monczak réussira à faire révoquer lors de l'un des 30 voyages qu'il a faits là-bas au fil des ans.

Uniquement en 2006 et 2007, M. Monczak s'y est rendu cinq fois. «Elle acceptait à ce moment-là que j'aie des contacts avec mon fils parce qu'elle voulait que je consente, en échange, à ce que je fasse retirer le mandat d'arrestation émis contre elle.»

Interpol est toujours à sa recherche.

«La dernière fois que j'ai vu mon fils, c'était à son école, l'an dernier. Il était froid, distant», raconte M. Monczak.

Frank Gonis, qui part cette semaine à Vancouver retrouver sa fille enlevée par sa mère il y a deux ans, sait bien que c'est ce qui l'attend aussi. Il le sait, parce qu'avant le grand coup, son ex aussi l'avait au préalable privé pendant quelques jours ou quelques semaines de leur enfant. Et chaque fois, Frank Gonis devait reconquérir son enfant, regagner son affection.

«Les parents ravisseurs versent beaucoup dans le lavage de cerveau, note Pina Arcamone, directrice générale d'Enfant-Retour. Ils leur disent typiquement que leur autre parent ne l'aime plus, qu'il a refait sa vie.»

C'est la raison pour laquelle dans sa brochure à l'intention des parents, Enfant-Retour insiste tout autant sur l'importance d'obtenir une ordonnance de garde adéquate que sur de petites choses à bien faire comprendre à ses enfants. «Assurez-vous que votre enfant sache que vous l'aimez et que vous ne voudriez jamais qu'il vous quitte», peut-on lire.

 




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