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Un geste souvent prémédité

C'est rarement un geste impulsif, et dans la plupart des cas, c'est le parent... (Photothèque La Presse)

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Photothèque La Presse

Louise Leduc
La Presse

C'est rarement un geste impulsif, et dans la plupart des cas, c'est le parent qui n'a pas la garde de l'enfant qui l'enlève à son autre parent.

C'est ce qui ressort d'une étude intitulée Opinion des parents délaissés sur l'expérience d'abduction parentale, rédigée en mai 2007 par Marlene Dalley, chercheuse au sein de la Gendarmerie royale du Canada.

 

Sur 19 parents qui ont consenti à répondre à son questionnaire et à témoigner de leur douloureuse expérience, la moitié ont retrouvé leur enfant moins d'un an après le fait. L'autre moitié avait dû patienter plus d'une année.

Si tous les enfants de l'étude résidaient au Canada avant l'enlèvement, la majorité d'entre eux ont été conduits hors du Canada. Le geste avait été planifié, prémédité. La plupart des parents ravisseurs agissent seuls dans un premier temps, mais une fois l'enlèvement réalisé, «ils sont aidés par la famille, les amis et les parents».

En recherches, en démarches judiciaires, en voyages, en traductions et autres frais, les répondants de l'étude ont dit avoir dépensé en moyenne 34 000$ pour retrouver leur enfant.

Au retour, la plupart des parents délaissés ont constaté un changement dans le comportement de leurs enfants, dans la mesure où ils ont été nombreux à avoir vécus en fugitifs, parfois déguisés en enfant de l'autre sexe, à se faire parfois dire que leur autre parent était mort.

«Dans la plupart des cas, le parent ravisseur - qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme - agit par pure vengeance, dit Pina Arcamone, directrice générale d'Enfant-Retour. Il faut s'enlever de la tête l'idée que l'enfant soit hors de danger puisqu'il est avec l'un de ses parents. Quand on prive un enfant d'un contact privilégié avec son autre parent, quand on le retire de son école ou même parfois de son pays, ce n'est pas vrai qu'on a l'intérêt de l'enfant en tête. Et ce que je trouve le plus choquant, c'est que souvent, une fois que l'enfant est retrouvé, le parent qui l'a enlevé disparaît totalement du paysage et ne veut plus du tout avoir de contact avec lui.»

 




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