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Violent incendie sur l'avenue Christophe-Colomb

Au lendemain de l'incendie qui a ravagé un... (Photo: Rémi Lemée, La Presse)

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Au lendemain de l'incendie qui a ravagé un multiplexe de l'avenue Christophe-Colomb, une épaisse couche de glace laissée par les lances d'incendie recouvrait ce qui restait de l'édifice.

Photo: Rémi Lemée, La Presse

Une façade de brique décorée pour les Fêtes et un escalier tout glacé ne menant nulle part. C'est à peu près tout ce qu'il restait, hier matin, de l'immeuble de l'avenue Christophe-Colomb où a débuté le brasier qui a jeté lundi 18 familles à la rue.

Un autre détail avait aussi frappé le regard de Francis Darby: sa photo de finissant et son diplôme universitaire, couverts de suie, encore accrochés au seul mur tenant debout de ce qui était son appartement. Face aux décombres, le sinistré de 29 ans, accompagné de son frère, observait distraitement le ballet incessant des pelles mécaniques qui nettoyaient la rue de l'épaisse couche de glace laissée par les lances d'incendie.

 

«Tout ce que j'ai est là, dans ce tas de débris. Tout ce qu'il reste, c'est mes diplômes», a-t-il confié, affichant un sourire nerveux. Le jeune comptable travaillait au bureau lorsqu'un ami l'a appelé pour lui dire que son appartement brûlait. Il n'y a d'abord pas cru. Comme tout le monde, il s'apprêtait tranquillement à célébrer Noël. «Tout était prêt. J'avais fait toutes mes emplettes le week-end dernier», a-t-il dit.

«Maintenant que ça a tout brûlé, tu peux bien me dire ce que tu m'as acheté», lui a aussitôt lancé son frère, Charles, à la blague. Pas question, disparue en fumée ou pas, une surprise reste une surprise.

À quelques pas de là, Annie Giard, une autre sinistrée, attendait fébrilement que son copain, armé d'un simple marteau, ait fini de déglacer l'escalier pour pouvoir aller récupérer quelques effets. Elle a été plus chanceuse que ses voisins. Son appartement, bien que visiblement endommagé, semblait avoir été relativement épargné par les flammes. «J'espère juste pouvoir récupérer mes souvenirs. J'ai des albums de photos auxquels je tiens particulièrement. Le reste, je m'en fous», a-t-elle dit. Quelques minutes plus tard, ses copains et elle redescendaient les escaliers avec quatre gros sacs de sport remplis à craquer. Pour Mme Giard, le reste des Fêtes se déroulera dans un chalet dans le Nord, réservé bien avant le sinistre. «Ça va être des Fêtes bizarres», a-t-elle prédit.

Le propriétaire du multiplex situé tout près de la rue Beaubien, Silva Ildeberto, avait quant à lui l'air beaucoup plus ébranlé. En juin 2006, son immeuble avait été ravagé par un incendie semblable. Les appartements avaient depuis tous été rénovés. «J'ai peine à croire que je suis sur cette terre», a dit M. Ildeberto, les yeux pleins d'eau.

Le Service de sécurité incendies de Montréal a transféré l'enquête au SPVM. «Il s'agit d'une formalité. Lorsqu'il nous est impossible de déterminer la cause de l'incendie tant la destruction est importante, la loi exige que nous transférions l'enquête aux policiers», a expliqué le porte-parole, Aimé Charette.

Un autre incendie a par ailleurs éclaté hier matin à moins d'un kilomètre de là. Les flammes sont apparues au deuxième étage du 901, rue Saint-Zotique. Une école de karaté et la brasserie Au P'tit Bock ont été touchées. Quelques locataires de logements adjacents ont dû être relogés. Les pompiers ont maîtrisé les flammes après environ une heure de travail.

 




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