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Le tueur répète son scénario de double meurtre 19 ans plus tard

Johanes Winton... (.)

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Johanes Winton

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C'était entendu, le couple qui les avait pris en stop allait mourir.

Parce qu'ainsi, l'homme et son épouse ne pourraient pas les dénoncer quand Johanes Winton et son copain, Roby, leur voleraient leur camion et leur argent. Qu'importe si Roy Mc Leod et sa femme Béatrice étaient de bons samaritains. C'était le 4 août 1985. Johanes Winton avait 18 ans, son copain Roby en avait 17. Ceux qu'ils allaient égorger en avaient 49. Ayant un fils dans la marine, le couple s'était arrêté en toute confiance, tôt ce matin là, en voyant les deux garçons vêtus en habits kaki de l'armée, le pouce en l'air, quelque part en Nouvelle-Écosse. Ils s'en allaient à la base de Petawawa, faisaient valoir les jeunes.

«C'est votre jour de chance, leur avait joyeusement lancé Mme Mc Leod. Nous aussi on rentre en Ontario. On va vous amener jusque là.»

Après une douzaine d'heures de route, et deux arrêts pour manger, les deux jeunes hommes ont forcé le couple à prendre un petit chemin à la hauteur de Daveluyville, au Québec. Winton et Roby ont fait descendre les victimes et leur ont ligoté les mains, leur assurant qu'ils ne leur feraient aucun mal s'ils coopéraient. Johanes Winton a alors égorgé Mme Mc Leod, tandis que Roby faisait de même avec le mari.

«Assure-toi qu'il est mort», avait lancé Winton, en voyant revenir Roby vers lui. Roby était retourné auprès de M. Leod, qui gisait par terre. Cette fois, au lieu de lui couper la gorge, il lui a coupé la nuque. Après avoir vidé les poches des victimes, Winton et Roby avaient fui avec le camion.

Mme Mc Leod est morte rapidement, mais son mari a survécu. Il s'est traîné de peine et de misère jusqu'à une station d'essence, d'où la police a été alertée. Trente minutes plus tard, le camion du couple était intercepté sur l'autoroute 20, près de Drummondville. À son bord, il y avait Winton et Roby, les mains et les bras toujours couverts du sang. À leurs pieds, se trouvaient deux couteaux ensanglantés. Et des calepins, contenant les messages codés qu'ils s'étaient échangés dans le véhicule avant de commettre leur crime.

«Ok, es-tu sûr qu'on le fait avec eux autres?, avait demandé Roby.

«On le fait. À 22 heures ou quand il fera noir», avait écrit Winton.

Quand le couple a posé des questions sur cet échange de notes, les deux passagers avaient répondu que les messages codés faisaient partie de leur entraînement et qu'ils se «pratiquaient».

Après leur arrestation, les deux suspects ont tout de suite passé aux aveux. Winton a fini par plaider coupable à une accusation de meurtre non prémédité et a écopé la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 15 ans. Roby, qui était mineur, a passé trois ans en garde fermée en centre d'accueil, suivi de trois ans en garde ouverte.

Fait particulier : André Lauzon, le pathologiste qui a pratiqué l'autopsie de Béatrice Mc Leod en 1985, allait pratiquer celles de Patrick Merlin et Audrey-Ève Charron, 19 ans plus tard.




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