Une femme gravement handicapée et le président de la Coalition des médecins pour la justice sociale s'adressent à la Cour supérieure dans l'espoir d'obtenir un jugement déclaratoire selon lequel l'aide médicale à mourir n'est pas un soin et que le Québec ne peut légiférer à ce sujet.

Mis à jour le 30 mai 2014
Christiane Desjardins LA PRESSE

Lisa D'Amico et le Dr Paul J. Saba considèrent que l'«aide médicale à mourir» dont traite le projet de loi 52 n'est qu'une appellation plus discrète de l'euthanasie. Mme D'Amico estime que le système n'en fait pas assez pour les personnes handicapées, malades ou en fin de vie. La femme de 48 ans, qui est atteinte d'une forme de paralysie cérébrale depuis sa naissance, craint les abus qui pourraient découler de la loi 52.

Le Dr Saba signale dans la requête que le fait de demander à un médecin de pratiquer l'euthanasie sur un patient va contre l'éthique. Il soulève les erreurs de diagnostic, qui seraient de l'ordre de 10 à 20% selon «plusieurs études». Il ajoute que les médecins ont tort une fois sur deux lorsqu'ils évaluent l'espérance de vie d'un patient.