(Montréal) Les négociations entre le syndicat qui représente les débardeurs du port de Montréal et leur employeur n’ont mené à aucune entente. La grève générale illimitée prévue lundi matin est donc maintenue.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Le Syndicat des débardeurs du port de Montréal (SCFP 375) en a fait l’annonce par communiqué tôt lundi matin. Selon l’organisation, l’Association des employeurs maritimes (AEM) a modifié les conditions salariales des débardeurs depuis jeudi dernier.

« Nous avions constaté un lock-out technique depuis lundi le 3 août quand plusieurs navires ont été détournés vers d’autres ports dont Halifax, New York et Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) enlevant du travail à nos membres et rendant impossible les opérations normales du port de Montréal », explique par communiqué Michel Murray, conseiller syndical du SCFP.

« L’AEM, les compagnies maritimes et les lignes maritimes sont les seules responsables à la fois de la fermeture du port, et de sa non-réouverture. Le Syndicat poursuivra les négociations en présence de la médiatrice et maintiendra ouvert le canal de communication entre les parties touchant une possible trêve. »

Avec l’appui de 99 % des débardeurs, un préavis de grève a été déposé vendredi en vue d’une négociation.

La convention collective entre le Syndicat et l’AEM est expirée depuis le 31 décembre 2018. Les horaires de travail sont au cœur du conflit, notamment la conciliation travail et vie personnelle.

Les pourparlers entre l’AEM et les débardeurs durent depuis septembre 2018.

Le syndicat des débardeurs du port de Montréal a déclenché une grève de quatre jours à deux reprises lors des dernières semaines, causant huit jours d’interruption qui avaient déjà des conséquences sur toute la chaîne qui en découle.

L’AEM est préoccupée par cette grève qui survient en pleine crise économique engendrée par la pandémie.

L’arrêt des opérations du port pourraient causer des torts importants aux entreprises canadiennes qui dépendent du commerce international.