La Société de transport de Montréal a obtenu tard jeudi une ordonnance du Tribunal du travail déclarant illégaux les arrêts de travail survenus dans la journée d’hier à la suite d’une suspension sans salaire de 25 jours imposée au président du syndicat de l’entretien de la STM, Gleason Frenette.

Bruno Bisson Bruno Bisson
La Presse

Le jugement ordonne « à tous les salariés membres de Syndicat du transport de Montréal (CSN) de fournir leur prestation normale de travail de la manière usuelle » à compter de l’émission de l’ordonnance.

Le tribunal conclut « que la preuve démontre qu’il y a eu action concertée et que celle-ci cause préjudice ou est susceptible de causer préjudice au service auquel la population a droit ».

« Afin de pallier à ce risque, écrit la STM ce matin dans un communiqué, des cadres, soutenus par de nombreux employés se sont spontanément portés volontaires et ont été dépêchés d’urgence en soirée dans les différents centres de transport de la STM. Ce geste a permis d’assurer que bus et métros soient opérationnels et désinfectés pour l’ensemble de notre clientèle. »

Depuis l’appel au confinement et la pause de toutes les activités économiques non-essentielles lancés par le premier ministre François Legault le 23 mars dernier, la STM continue d’assurer environ 80 % des services normalement offerts à cette période de l’année, même si l’achalandage des réseaux de bus et de métro s’est effondré de 85 à 90 %.

Jeudi matin, le président du syndicat des 2500 employés d’entretien de la STM a été suspendu pour « intimidation et violence verbale » dans le cadre de discussions internes sur la réponse aux mesures d’urgence visant à limiter la propagation de la COVID-19.

M. Frenette avait déjà été suspendu pour 10 jours, en janvier dernier, sous les mêmes motifs.