Le ministère des Transports du Québec investit 60 millions pour remédier aux problèmes de congestion sur la Rive-Sud de Montréal.

Raphaël Pirro Raphaël Pirro
La Presse

Pour trouver des solutions adéquates, Québec lance un bureau de projet pour le développement des transports en commun. Celui-ci sera sous la responsabilité du Réseau de transport de Longueuil. 

L’annonce en a été faite dimanche à Longueuil par la ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau, entourée de Christian Dubé, président du Conseil du trésor, Sylvie Parent, mairesse de Longueuil, et Pierre Shedleur, président de l’Autorité régionale de transport métropolitain, qui ont tour à tour pris la parole.

« Les besoins en transports collectifs sont criants et ne cessent d’augmenter », a indiqué la mairesse Parent, qui a souligné qu’il n’y avait eu aucun investissement majeur en transports collectifs depuis un demi-siècle sur la Rive-Sud (à Longueuil).

La ministre Rouleau et la mairesse Parent ont toutes deux rappelé l’importante affluence à l’unique et très achalandée station de métro sur la Rive-Sud. Les matins de semaine, elle transporte 40 % des usagers des transports collectifs qui voyagent entre la Rive-Sud et l’île de Montréal. Selon Mme Rouleau, elle vient au cinquième rang des stations les plus achalandées du réseau, « avec plus de 8 millions d’entrées » par année.

Les projets de transport qui pourraient émerger du bureau se concentreront surtout sur l’axe de la ligne jaune ainsi que dans l’axe du boulevard Taschereau. Un des objectifs du bureau sera d’élaborer les projets à venir dans une perspective régionale.

« On peut imaginer des gens de La Prairie se rendre au collège Édouard-Montpetit ou des gens de Boucherville se rendre à l’hôpital Charles-Le Moyne en transports collectifs », a affirmé Mme Parent.

Le bureau serait mis en place dès le début de l’année prochaine, a précisé Mme Rouleau. D’abord, il produira un « dossier d’opportunités » qui permettra de déterminer quel type de transport serait le mieux adapté aux besoins régionaux, avec des précisions sur les échéanciers et les coûts. « On se donne au maximum une vingtaine de mois pour réaliser ce dossier d’opportunités », a-t-elle affirmé.

Pour l’instant, Mme Rouleau n’a pas exclu un prolongement de la ligne jaune. « On ne ferme aucune porte ; on ouvre toutes les portes. »