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Laïcité: une clause Montréal réclamée

Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Montréal, Lionel Perez.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

L'opposition à l'hôtel de ville de la métropole réclame une clause Montréal au projet de Loi sur la laïcité afin de prévoir des exceptions.

«À Montréal, on veut une laïcité ouverte et, avec ce projet de Loi, on va à l'encontre de ce principe», a déploré Lionel Perez, chef d'Ensemble Montréal.

L'élu montréalais a indiqué que sa formation présenterait une motion lors du prochain conseil municipal pour réclamer l'ajout d'un «chapitre Montréal» au projet de loi déposé ce matin. Celui-ci a rappelé que Québec s'était engagé en 2018 à adopter un «réflexe Montréal» chaque fois qu'une loi touchait la métropole.

«Le gouvernement du Québec doit respecter ses engagements auprès de la Ville de Montréal», estime Lionel Perez. Selon lui, cette clause permettrait de prévoit des exceptions dans la métropole, où se concentre l'immigration.

«On est une société de plus en plus pluraliste au Québec, mais ça se joue principalement à Montréal et on ne peut pas ignorer la réalité», dit M. Perez. Celui-ci ajoute que «c'est facile dans d'autres régions d'être d'accord avec ce qui ne nous touche pas, mais à Montréal, ça nous touche».

Pour Lionel Perez, le projet de loi viendrait brimer les droits fondamentaux. «Le débat, ce n'est pas si on est pour ou contre la laïcité. On est tous pour la laïcité. La question, c'est la vision de cette laïcité. Et nous, on pense que l'hypothèse selon laquelle un individu qui porte un signe religieux ne peut être neutre et impartial est fallacieuse», a-t-il dénoncé.

Lionel Perez s'est particulièrement dit mal à l'aise avec le fait que lui, en tant qu'élu, pourra continuer à siéger à l'hôtel de ville en portant sa kippa, mais que des citoyens ne pourraient obtenir certains emplois sans renoncer à leurs signes religieux. «Pourquoi un élu pourrait continuer à porter un signe religieux, mais pas une personne de la fonction publique ?»

Le chef de l'opposition ne s'est pas montré impressionné par les droits acquis aux gens déjà en poste. «Quelqu'un qui a un poste va le perdre s'il postule pour un autre poste. Je ne pense pas que c'est souhaitable. Ça renforce le fait qu'il y a deux classes de citoyens.»

Seul point positif soulevé par l'opposition, celle-ci juge que le projet de loi est «sans ambigüité», contrairement aux précédentes moutures présentées par les autres gouvernements. Lionel Perez espère maintenant que son dépôt permettra un débat serein sur cette question sensible.

La mairesse Valérie Plante doit réagir au projet de loi sur la laïcité plus tard cet après-midi.




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