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Caméras portatives: le principal fabricant conteste les résultats du SPVM

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
La Presse

Le principal fabricant de caméras portatives, Axon, conteste les résultats du projet-pilote du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Munir les 3000 patrouilleurs montréalais de ce dispositif pourrait coûter le tiers du prix avancé et la métropole n'aurait pas à embaucher plus de 200 personnes pour gérer ce système, défend l'entreprise.

Le SPVM doit présenter ce matin les résultats de son projet-pilote devant la Commission de la sécurité publique de Montréal. Le bilan final rendu public plus tôt cette semaine a toutefois fait bondir Axon, anciennement connu sous le nom de Taser, dont la technologie a servi de banc d'essai pour mesurer l'impact de ce virage technologique.

« Il y a un éventail de prix et, mon problème, c'est qu'ils ont juste retenu le plus élevé », s'étonne Vishal Dhir, directeur canadien pour Axon.

Alors que le SPVM chiffre la facture pour implanter 3000 caméras portatives à 17,4 millions sur 5 ans, l'entreprise rétorque qu'il s'agit là du prix pour les appareils les plus onéreux, incluant toutes les options et le stockage illimité des images. Axon assure que la métropole pourrait réduire la note à 6 millions, soit le tiers.

Quant aux 24 millions par an que le système risque de coûter, principalement en personnel, Axon juge ce montant exagéré. « On vient d'implanter 22 000 caméras à Londres [au Royaume-Uni] et ils ont eu à embaucher une poignée de personnes seulement », dit Vishal Dhir.

La procédure retenue par le SPVM pourrait expliquer pourquoi le corps policier montréalais évalue avoir besoin d'embaucher 202 personnes s'il généralise l'utilisation des caméras. Durant le projet-pilote, les policiers devaient télécharger les images au fur et à mesure, les annoter manuellement, les réviser, puis les recopier sur des DVD. Or le système permet de tout faire automatiquement, sans intervention humaine.

Simple à utiliser

L'entreprise a été surprise de voir que les policiers avaient eu de la difficulté à utiliser les caméras par moments, ne les activant pas toujours lorsque requis. « Il n'y a qu'un bouton... », souligne Vishal Dhir. L'entreprise a aussi offert d'utiliser un système permettant d'activer la caméra automatiquement, par exemple lorsque les gyrophares de l'autopatrouille s'activent, qu'un agent se met à courir ou qu'il dégaine son arme. Le SPVM a toutefois refusé d'utiliser ce système.

Axon indique que le projet-pilote ne tient pas compte des économies en frais judiciaires. L'entreprise indique qu'en Ontario, les corps policiers ont observé une baisse des contestations de contraventions de circulation chez les policiers munis de caméras. En Australie, les policiers ont commencé à utiliser les caméras pour recueillir rapidement les dépositions dans les cas de violence domestique, ce qui a contribué à réduire de 60 % à 70 % les délais judiciaires.

La Commission de la sécurité publique de Montréal doit entendre aujourd'hui une présentation du SPVM sur les caméras portatives. Ce groupe d'élus formulera ensuite des recommandations à l'administration Plante pour déterminer si la métropole doit équiper l'ensemble de ses patrouilleurs de ce dispositif.




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