Des émanations qui pourraient provenir d'une raffinerie de Montréal-Est ont entraîné une intervention d'urgence dans une école primaire, aujourd'hui, et pourraient continuer à affecter les résidants locaux quelques jours.

Mis à jour le 22 janv. 2019
PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD LA PRESSE

C'est un chargement de pétrole arrivé dans les installations de Suncor avec «une trop forte teneur en soufre» qui serait à blâmer, selon le ministère de l'Environnement. L'entreprise n'en semble pas autant convaincue.

En avant-midi, des pompiers et les ambulanciers sont intervenus à l'école Saint-Octave de Montréal-Est après qu'une vingtaine de personnes aient été prises de nausées.

«Dix-neuf enfants et un professeur» ont été évalués, a indiqué Catherine Domingue, d'Urgences-Santé.

L'école n'a pas été évacuée. Trois ambulances ont été déployées.

Quelques heures après l'intervention, le service Urgences-Environnement du ministère de l'Environnement du Québec a affirmé publiquement que les émanations à l'odeur sulfureuse provenaient de la raffinerie voisine.

«Les odeurs proviennent d'un arrivage de pétrole brut chez Suncor. Une trop forte teneur en soufre dans le pétrole brut serait la cause de ces émissions d'odeur», a indiqué le porte-parole Frédéric Fournier dans un courriel.

«Des travaux de vidange du réservoir touché sont en cours et pourraient s'étendre sur plusieurs jours. Des odeurs de soufre pourraient persister pendant cette période», continue M. Fournier.

Mais Suncor, elle, ne semble pas autant convaincue d'être au centre du problème.

L'entreprise affirme avoir agi «tôt cet après-midi» lorsqu'on lui a rapporté la situation qui prévalait à l'école Saint-Octave.

«Nous avons immédiatement initié notre plan de réponse et tenté de déterminer la source des odeurs. Nous surveillons la qualité de l'air avec nos sondes permanentes et nous avons déployé des opérateurs avec des sondes portables. Les données initiales indiquent que nous opérons bien en deçà des limites réglementaires», a indiqué Suncor dans un courriel.

«Que nous soyons ou pas à la source de l'odeur, nous nous préoccupons de la situation et nous la prenons au sérieux», poursuit l'entreprise.

La semaine dernière, une contamination au monoxyde de carbone avait forcé l'hospitalisation de dizaines d'élèves et d'employés de l'école des Découvreurs, à LaSalle.