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UMQ: les élus municipaux ont l'impression de servir de chair à canon

Éric Forest, président UMQ... (Alain Dion)

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Éric Forest, président UMQ

Alain Dion

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Avec tout le débat qui a cours sur la façon de pratiquer la politique municipale, les élus municipaux ont parfois l'impression de servir de «chair à canon», déplore le président de l'Union des municipalités du Québec, Éric Forest.

Dans son allocution d'ouverture des assises annuelles de l'UMQ, jeudi, M. Forest a exprimé la frustration, voire l'exaspération de plusieurs maires et élus municipaux face au contexte politique actuel et au désenchantement ambiant.

«Si nous comprenons qu'il y a lieu de sanctionner sévèrement ceux et celles qui peuvent avoir agi illégalement, nous nous demandons parfois si on a pensé à l'impact de tout ce branle-bas de combat sur tous les élus qui ont fait leur travail honnêtement», a ajouté M. Forest, le matin même de l'arrestation de l'ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt.

«Pour parler crûment, les élus municipaux ont souvent l'impression d'avoir servi de chair à canon au cours des dernières années», a-t-il lancé, déplorant le fait que des élus municipaux honnêtes se trouvent ainsi éclaboussés indirectement.

«La réglementation abusive n'est pas la solution aux problèmes du Québec. Ce dont le monde municipal et les citoyens ont besoin, c'est d'une plus grande transparence, d'une meilleure reddition de comptes envers les citoyens, afin de regagner leur confiance, qui est primordiale pour l'avenir de notre démocratie», a résumé M. Forest, aussi maire de Rimouski.

Entente

Les assises de l'Union des municipalités se déroulent dans un contexte où ces dernières s'affairent à négocier une nouvelle entente avec le gouvernement du Québec, traitant notamment des questions fiscales, ainsi que des modifications à certaines lois.

Les municipalités revendiquent davantage de décentralisation, ainsi que de nouveaux revenus, notamment le plein remboursement de la taxe de vente du Québec (TVQ) en 2014. Elles estiment trop dépendre de l'impôt foncier.

De plus, le déficit actuariel de leurs régimes de retraite atteint près de 5 milliards de dollars, soit 100 000 $ par employé municipal. De même, la mise à niveau des infrastructures vieillissantes exige des investissements majeurs.

Prenant la parole à l'ouverture des assises, la première ministre Pauline Marois est demeurée vague quant au contenu de la nouvelle entente que Québec commence à négocier avec les municipalités.

«Oui, ce sera une entente, monsieur Forest», a-t-elle assuré, ajoutant que les discussions sont «déjà très constructives» et qu'elles resteront marquées par une vision d'autonomie des municipalités.

«Ça va bien au-delà des questions de fiscalité, a-t-elle concédé. L'entente devra prévoir, sur une période de 10 ans, bien sûr des revenus stables pour les municipalités, tout en tenant compte de la capacité financière du gouvernement et de la capacité financière des citoyens du Québec. Ensuite, cette entente, elle pourra prévoir des engagements non financiers, comme la révision des lois municipales. Nous sommes d'accord avec vous.»

M. Forest s'est montré satisfait de l'allocution de Mme Marois. «On a encore beaucoup de discussions à avoir, mais je suis optimiste, parce que la première ministre a démontré de l'ouverture», a-t-il confié.

Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, ne veut pas négocier sur la place publique avec les villes, mais il s'est lui aussi dit prêt à discuter des divers sujets soulevés par l'UMQ.




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