(Montréal) Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) lance une commission d’enquête sur la gestion à long terme des déchets ultimes.

Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne

À la demande du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, le BAPE doit établir l’état des lieux actuel de la gestion des déchets, et ce qui nous attend dans les 20 prochaines années.

Par déchets ultimes, le BAPE entend tout déchet qui se trouve à la fin du cycle de tri, de récupération et de mise en valeur.

En conférence de presse virtuelle, dimanche, le président de la commission, Joseph Zayed, a précisé que le volume d’enfouissement des matières résiduelles par habitant ne diminue que très légèrement depuis quelques années.

« En 2012, l’enfouissement des matières résiduelles totalisait en moyenne 725 kilogrammes par habitant. En 2018, les matières résiduelles totalisaient 700 kilogrammes par habitant », a-t-il illustré.

« Notre objectif comme commission c’est justement d’éclairer et de dégager les principales tendances sur des horizons temporels de cinq-dix ans et projeter dans l’avenir, comme nous le ministre nous le demande, pour les 20 prochaines années », a-t-il ajouté.

M. Zayed sera épaulé des commissaires Julie Forget et Pierre Renaud.

Comme il s’agit d’une commission d’enquête qui couvre tout le territoire, le bureau d’audiences publiques a ajouté une étape à sa consultation. Une assemblée publique représentative de la population québécoise sera organisée après les audiences publiques.

« C’est la première fois qu’on l’utilise parce que c’est un mandat à portée nationale, donc parce qu’il y a une portée nationale, la commission jugeait qu’elle avait besoin d’avoir une rétroaction d’un groupe représentatif de la population », a expliqué la commissaire Forget.

« On veut une rétroaction d’un public diversifié. »

Les communautés autochtones seront aussi consultées.

Le BAPE entamera son mandat le 8 mars et les audiences publiques commenceront le 23 mars. Pendant ces quelques mois, la commission enverra également des questionnaires aux gestionnaires de sites d’élimination, et des ateliers de réflexion seront aussi organisés.

Le rapport doit être remis au ministre le 22 décembre prochain.

Dans son plan d’action 2019-2024, le gouvernement du Québec s’est donné comme objectif de diminuer à 525 kilogrammes ou moins les matières éliminées par habitant d’ici 2023.