(Lisbonne) La jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg a promis mardi de «continuer le combat» contre le changement climatique à la COP25 à Madrid, en débarquant à Lisbonne après avoir traversé l’Atlantique depuis les États-Unis à bord d’un voilier.

Agence France-Presse

«Nous irons à la COP25 à Madrid et nous allons continuer le combat là-bas pour garantir que la voix des générations futures soit entendue», a lancé l’adolescente de 16 ans, devenue l’égérie de la défense de l’environnement et qui ne prend pas l’avion pour limiter son empreinte carbone.

Après 20 jours en mer à bord de La Vagabonde, le catamaran de 14 mètres sur lequel elle a fait le voyage, Greta s’est dite «revigorée» par ce temps passé «coupée» du monde.

Le voilier a accosté vers 8h45 sur le quai d’une marina de la capitale portugaise, où des dizaines de sympathisants et militants écologistes l’ont attendue pendant plusieurs heures pour l’accueillir sous les vivats et aux cris de «Welcome Greta».

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La capitaine du catamaran Nikki Henderson donne un point de presse à son arrivée à Lisbonne.

La Suédoise a indiqué qu’elle resterait «quelques jours» à Lisbonne avant de se rendre à Madrid pour participer à la COP25 et se joindre à la marche pour le climat prévue vendredi.

Selon l’un de ses porte-parole, l’adolescente n’a pas encore décidé par quel moyen elle quitterait le Portugal. L’une de ses possibilités est le train de nuit reliant la capitale portugaise à Madrid.

Greta Thunberg avait traversé l’Atlantique en bateau une première fois pour se rendre au sommet de l’ONU sur le climat à New York en septembre, puis à la COP25 qui devait initialement avoir lieu au Chili.  

Mais le pays latino-américain a renoncé à accueillir cette réunion en raison d’un mouvement social sans précédent et a été remplacé au pied levé par l’Espagne. La jeune Suédoise a donc dû remettre le cap sur l’Europe à bord de La Vagabonde, qui est parti le 13 novembre de Hampton, en Virginie, dans l’est des États-Unis.

Madrid accueille depuis lundi la réunion annuelle de l’ONU sur le climat COP25, où les représentants des quelque 200 pays signataires de l’accord de Paris sont pressés de toute part d’accélérer les mesures pour réduire plus rapidement les émissions de CO2.

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«Les gens sous-estiment la force des gamins en colère».

«De nombreuses personnes disent que rien ne sortira de la COP25», a commenté Greta Thunberg mais «cela ne doit jamais être une raison pour ne pas essayer de tout faire pour que le résultat soit différent.

«Les gens sous-estiment la force des gamins en colère. Nous sommes en colère et nous sommes déçus, mais pour de bonnes raisons», a-t-elle asséné.

Greta Thunberg a acquis une renommée mondiale après avoir lancé en août 2018 des «grèves de l’école pour le climat», une initiative suivie depuis à travers le globe.

Après le sommet de l’ONU sur le climat en septembre à New York, où elle a dénoncé l’inaction des dirigeants mondiaux, elle avait participé à des manifestations organisées dans plusieurs villes d’Amérique du Nord.