(Montréal) Un important déblocage est survenu, vendredi soir, dans les négociations qui concernent 73 000 enseignants du primaire et du secondaire représentés par la CSQ.

Lia Lévesque
La Presse Canadienne

En conséquence, la grève qui était prévue mardi est suspendue.

Après d’intenses négociations au cours des derniers jours, une « proposition de règlement » a été jugée suffisamment intéressante pour être soumise aux membres.

La Fédération des syndicats de l’enseignement, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec, n’utilise pas le terme d’entente de principe pour décrire cette « proposition de règlement », puisqu’elle ne répond pas à toutes ses demandes.

Toutefois, cette « proposition de règlement » a déjà été acceptée par une instance intermédiaire, le conseil fédéral, qui est formé d’une centaine de représentants de ses syndicats, et qui a jugé qu’il valait la peine de la soumettre aux membres.

En entrevue vendredi soir, la présidente de FSE, Josée Scalabrini, a expliqué que la « proposition de règlement » incluait « de belles avancées », mais que, sous d’autres aspects, elle n’était « pas à la hauteur ».

« Une entente de principe, ça voudrait dire que tout ce qu’on voulait atteindre a été atteint et l’on recommanderait à nos membres d’accepter ce qui est sur la table. Et ce ne sont pas les faits », a-t-elle insisté.

On a selon nous de grandes améliorations sur au moins trois points : l’entrée dans la profession, l’amélioration de l’autonomie professionnelle et la rémunération. Mais sur la tâche, on est loin d’avoir atteint l’ensemble des objectifs qu’on s’était donnés.

Josée Scalabrini, présidente de FSE

Mais, en bout de course, ce sont les enseignants qui décideront si cela leur sied.

« Il faut faire confiance à l’intelligence des enseignants. On a une proposition du gouvernement. On va aller présenter la proposition du gouvernement, en expliquant comment on en est arrivé là », a ajouté Mme Scalabrini. La fédération ne leur fera pas de recommandation.

Fait à noter, il s’agit d’une proposition « sectorielle » seulement, donc qui concerne les conditions de travail des enseignants de la FSE. Mais elle inclut tout de même une « majoration salariale » parce que les enseignants demandaient « de se rapprocher de la moyenne canadienne », souligne Mme Scalabrini.

L’aspect intersectoriel, donc les salaires, le régime de retraite et les assurances, n’en fait pas partie, puisqu’il est négocié au niveau de la centrale syndicale, la CSQ.

Vu cette « proposition de règlement », la grève qui était prévue mardi après-midi pour les 73 000 enseignants représentés par la CSQ au primaire et secondaire, dans les commissions scolaires anglophones et des centres de services scolaires francophones, est donc suspendue.