Les enseignants affiliés à la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) tiendront le 27 avril une deuxième grève de quelques heures dans l’espoir d’accélérer les négociations avec Québec.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

La plus récente proposition du gouvernement n’ayant pas suffi, les enseignants débraieront de 14 h 45 à 17 h.

« Ce qu’il y a sur la table pour nous est nettement insuffisant », explique la présidente de la FSE, Josée Scalabrini.

Depuis l’annonce de la première journée de grève, note-t-elle toutefois, « les choses se sont accélérées » à la table de négociation.

« Je pense [que le gouvernement] ne s’attendait pas à ce qu’on trouve une façon innovante de faire des moyens de pression », dit Mme Scalabrini. Elle représente 73 000 enseignants qui travaillent dans 58 centres de services scolaires répartis à la grandeur du Québec.

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

La présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, Josée Scalabrini.

La première journée de grève a eu lieu mercredi dernier, en bonne partie pendant la nuit et tôt en matinée. L’idée de ces grèves éclair, dit la présidente de la FSE, est de « pénaliser le moins possible » les élèves et leurs parents.

« Notre objectif est de nuire à l’administration pour qu’ensemble, on mette de la pression sur le gouvernement. On veut régler cette négociation », assure Josée Scalabrini.

Mercredi, plusieurs centres de services scolaires de la province ont choisi de faire l’école à distance ou de décréter une journée pédagogique plutôt que de faire entrer les enfants en classe quelques heures plus tard en matinée. La logistique du transport scolaire et des services de garde, expliquait-on, aurait été trop complexe pour maintenir les écoles ouvertes.

Les gestionnaires scolaires s’étaient adressés sans succès à la Cour supérieure pour tenter d’empêcher l’exercice de ce type de grève partielle. Ils se sont ensuite tournés vers le Tribunal administratif du travail, mais la grève de quelques heures a eu lieu quand même.

Une entente pour la FAE

De son côté, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), qui représente 49 000 enseignants de la province, a annoncé jeudi être arrivée à une « proposition globale de règlement » avec Québec, qui sera recommandée aux syndiqués.

Comment explique-t-on la divergence d’opinions entre les deux syndicats ? La présidente de la FSE ne veut pas s’avancer à ce sujet.

« Tout ce que je peux dire, c’est que pour nous, ce n’est pas suffisant. L’amélioration qu’on attend pour nos membres au niveau de la tâche des enseignants, des services aux élèves, de l’aide aux jeunes enseignants et du salaire n’est toujours pas là », dit Josée Scalabrini.

La convention collective des enseignants est échue depuis plus d’un an.

 Avec La Presse Canadienne