Les membres de l’Alliance des professeures et des professeurs de Montréal ont voté jeudi soir à 87 % en faveur d’une grève générale illimitée à déclencher à partir du 31 mai prochain. Les quelques 9000 enseignants demandent notamment un meilleur salaire.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

Ce syndicat représente les enseignants du Centre de services scolaire de Montréal. Il rejoint ainsi quatre autres syndicats enseignants affilié à la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) qui ont obtenu de tels mandats, soit ceux de Québec, de la Pointe-de-l’île (Montréal), de l’Outaouais et de la Haute-Yamaska.

Entre autres demandes, les enseignants souhaitent un « rattrapage salarial », une tâche recentrée sur l’enseignement et une composition différente des classes dites « régulières », dans lesquelles sont selon eux intégrés plusieurs élèves qui présentent d’importantes difficultés d’apprentissage.

Leur convention collective est échue depuis plus d’un an.

« En appuyant aussi majoritairement la proposition de grève générale illimitée, les profs de Montréal lancent un message clair et net au gouvernement : il faut qu’on améliore leurs conditions de travail », a déclaré par voie de communiqué vendredi la présidente de l’Alliance, Catherine Beauvais-St-Pierre.

Le syndicat estime que l’offre patronale ne permettra pas aux enseignants de rattraper la moyenne salariale des enseignants des autres provinces canadiennes et déplore que la partie patronale ne « semble pas écouter sérieusement » les proposions des profs à la table de négociation.

Au cabinet de la présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, on indique que les négociations se poursuivent et que le gouvernement a fait de l’éducation « une priorité ». En conséquence, ajoute-t-on, il maintient son engagement d’améliorer les conditions de travail des enseignants, mais aussi pour améliorer la réussite des élèves, dont ceux ayant des besoins particuliers.

On dit également avoir proposé aux syndicats représentants les enseignants d’apporter un ajustement à la composition patronale de la table de négociation pour en arriver à une entente sectorielle dans les meilleurs délais.

La Fédération des syndicats de l’enseignement, qui représente elle aussi des enseignants, a pour sa part obtenu au début du mois de février un appui de 73 % à un vote de grève. Il s’agirait de cinq journées de grève, à être tenues au moment opportun.